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Mise à jour, le 25 janvier 2020

 

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Veuillez pardonner l'usage de ce mot anglais << News >> sur ce site français, mais le mot << Actualités >>, à cause de son accent,  pose un problème technique pour les sites américains Wiki. De même, parfois, la typographie échappe de temps en temps à notre contrôle : lettres en gras qui s'imposent, mais l'essentiel, le texte et les informations, sont bien lisibles !

Cette rubrique informe brièvement des conférences et parutions de et sur Michel Deguy.

Toute personne ayant une information peut nous l'envoyer.

Une biographie intellectuelle peut ainsi se constituer, au fil des mois, pour les chercheurs.

P.B

 

Mise à jour, 25 janvier 2020

 

 Michel Deguy vient de publier L'amitié avec Claude Lanzmann, éditions La rumeur libre, octobre 2019,

Dans la collection dirigée par Guillaume Artous-Bertrand,

 

Shoah (1985), film de Claude Lanzmann, fut et demeure réponse à la question qu'Adorno formulait pour ses contemporains : « Pouvons-nous, encore... ? ». Mais qui protégera la Shoah et Shoah, maintenant que Claude Lanzmann est mort ? Protéger de quoi ? De l'inéluctable devenir culturel touristique, souvenir de voyage, produits dérivés d'Auschwitz. Sous le déluge du fake et de la trumperie mondiale, quelle arche alors transportera le témoignage jusqu'à quelle colombe ? Dans ce livre, qui atteste d'une longue amitié, il est moins question du salut pour les Juifs que d'un salut par les Juifs, universel et profane, dont le marranisme moderne ferait l'exemplarité - modèle, mais comment ? - pour un salut des Nations, au seuil d'un chaos destructeur, à quoi il faut que succède une trêve infinie qui remplace le projet du XVIIIème siècle d'une « paix perpétuelle ».

 

Mise à jour, 28 décembre 2019

 

L'excellente revue Trafic, N° 112, décembre 2019, dirigée par Raymond Bellour, publie une étude Jacques Bontemps consacrée à un film de Marie-Claude Treihou

 

Comme ci comme ça

 

Que faire aujourd’hui des poèmes du passé ? Pourquoi et comment faire de la poésie aujourd’hui ? Assis derrière son bureau, Michel Deguy parle, fume, pense avec la même généreuse allégresse. Marie-Claude Treilhou recueille la parole pensante, en articule le développement par une série de lectures ou de récitations chantées des poèmes disséqués par leur auteur. Sondant les profondeurs de "l’écopoéticologie" de Deguy, Comme si, comme ça compose le plus sobre et vif des portraits. Sans jamais "faire le malin", selon l’éthique contemporaine formulée ici par le poète.
(Cyril Neyrat - FIDMarseille)

 

  Le tire de l'article de Bontemps : Michel Deguy, un poète l'a dit

 

 

Mise à jour, 10  janvier 2019 ,

 

Revue des Sciences Humaines, n°332/octobre-décembre 2018, Editions Septentrion, Université Lille III, consacre un dossier à notre auteur :

 

 Avec Michel Deguy.

 

Poétique & Philosophie

 

Édité par Camille Fallen, Bénédicte Gorillot, Élisabeth Rigal

 

 

 

 

 

Mise à jour, 2 avril 2018

 

Je me permets de signaler lors d'un colloque Le nom propre en poésie organisé par Yves Baudelle,  ma conférence du samedi 7 avril 2018 à 11h30, université Lille III.

 

Elle a pour titre :

 

Le nom propre dans la poésie de Michel Deguy

 

https://www.fabula.org/actualites/colloque-le-nom-propre-en-poesie_84082.php

 

 

Mise à jour, le 2 février 2018

 

Signalons, le nouvel essai de Michel Deguy, L'envergure des comparses. Ecologie et poétique, aux éditions Hermann :

 

<< Pourquoi écologie et poésie ? L’écologie politique et la poétique ? Voici deux choses dont l’affinité n’a pas été pensée jusqu’à présent. La poésie est un mode du penser : voir et montrer le non-encore-visible et le peu-visible. L’écologie est une clairvoyance à longue portée, météoro-logique, qu’alertent les voyants rouges de toutes parts. Comment envisager l’affinité de ces deux disciplines qui sont des enjeux brûlants pour nos sociétés contemporaines ? Leur conjonction et leur articulation s’avèrent indispensables et urgentes. 

Le présent essai analyse donc la poétique et l’écologie pour mettre en valeur leur inclination, leur réciprocité de preuves échangées,  leur mutualisation, leur relation privilégiée, voire leur indivision programmable. Il traite du problème à partir d’aujourd’hui, car c’est d’aujourd’hui qu’il s’agit : poétique pour aujourd’hui ; écologie pour aujourd’hui ; écologie politique et poéthique pour aujourd’hui. « Le xxie siècle sera poétique… ou rien. » Rien n’est plus urgent que cet « ou rien ». >>

 

Michel Deguy ( quatrième de couverture )

 

 http://www.editions-hermann.fr/5223-l-envergure-des-comparses.html

 

 

Mise à jour, le 14 juin 2017

 

 

Un nouveau livre sur Michel Deguy : Exercices de contrariété, ouvrage collectif de psychanalystes sous la direction d'Esther Tellermann,

 Avec un inédit de Michel Deguy et des dessins de Michel Canteloup, éditions Hermann, 172 pages,25 euros

 

Il sera présenté à la Maison de l'Amérique latine, 22 juin, 20h 

 

avec notamment Jean Baptiste Para, directeur de la revue Europe

 

http://mal.artishocsite.com/fr/agenda/michel-deguy_3

 

Que Lacan que s‘adressent ici les psychanalystes.
S’obstinant en effet à contrer la « déterrestration » qu’induit la domination du discours scientifique et du discours capitaliste, dans une « poétique continuée par tous les moyens », l’œuvre de Michel Deguy oppose une « suspension volontaire de croyance », une « sortie du religieux », comme possible à-venir du sujet contemporain.
Elle s’obstine à opposer le poétique aux divers pharmakons, prothèses, proposés aujourd’hui par les techno-sciences à notre inquiétude constitutive. Ainsi est-elle incessante mise en examen du culturel, du politique, interrogeant leur défiguration, pour laisser place à l’expérience déconcertante du langage comme « allégresse pensive ».
Pour laisser place au poème, rejouant en son éthique, notre être-au-monde.

Afficher la suite

 

 

 

Mise à jour, le 19 mai 2017

 

Demain, samedi 20 mai 2017 :

 

La revue Po&sie réunit certains membres de son comité et les traducteurs de Paul Celan à la Maison de la poésie :

 

http://www.maisondelapoesieparis.com/events/les-entretiens-de-posie-paul-celan-les-philosophes/

 

Mise à jour, le 10 mai 2017

 

Perspective peu fréquente pour cette oeuvre, celle de la psychanalyse. A découvrir.

 

Michel Deguy, exercices de la contrariété, volume collectif sous la direction de Esther Tellermann, Editions Hermann.

http://www.editions-hermann.fr/5104-michel-deguy-exercices-de-contrariete.htlm

 

Mise à jour, le 10 mai 2017

 

La revue littéraire en ligne qui hérite de la Quinzaine littéraire de Nadeau  donne à lire un article de Edith Dahan sur le dernier livre de Deguy paru chez Galilée.

 

https://www.en-attendant-nadeau.fr/2017/05/09/poetique-avenir-deguy/

 

Mise  jour, le 12 février 2017

 

 Dans le cadre des Poètes du Jeudi (rencontres de poésie contemporaine), Elodie Bouygues et Jacques Moulin recevront Michel Deguy à la Faculté des lettres de Besançon, jeudi 16 février à 17h30 au Grand Salon. Les étudiants de licence 3 interviendront autour du dernier recueil paru, La Vie subite., aux éditions Galilée.

 

Mise à jour, le 8 janvier 2017

 

L'IMEC , 4 avenue Marceau, 75008 Paris, organise le jeudi 19 janvier 2017, une présentation avec Albert Dichy et Bénédicte Gorrillot, des deux livres récents de Michel Deguy

 

La vie subite. Poèmes Biographèmes Théorèmes, Editions Galilée, collection << Lignes fictives >>, 240 pages, 2016.

 

Noir, impair et manque, collection << Les singuliers>>, Dialogue avec Bénédicte Gorrillot, Argol, 2016,

 

https://outlook.live.com/owa/?path=/attachmentlightbox

 

Mise à jour, mars 2017

 

Le site Galilée donne à lire un entretien et un article du Monde au sujet de son dernier livre édité chez cet éditeur :

 

http://www.editions-galilee.com/images/3/p_9782718609201.pdf

 

Mise à jour, 8 décembre 2016

 

Signalons deux événements importants,la parution d'un volume de Michel Deguy et celle d'un livre de dialogues entre MIchel Deguy et Bénédicte Gorrillot.

Notons aussi l'entretien du Monde daté du 28 octobre 2016 avec Amaury Da Cunha, disponible sur le site des édition Galilée, et son bref article sur les deux volumes. 

 

La vie subite. Poèmes Biographèmes Théorèmes, Editions Galilée, collection << Lignes fictives >>, 240 pages, 2016.

 

Noir, impair et manque, collection << Les singuliers>>, Dialogue avec Bénédicte Gorrillot, Argol, 2016,

 

Mise à jour, 12 janvier 2016

 

Samedi 16 janvier, à 17 heures, la Maison de la Poésie organise une table ronde sur Théâtre et Poésie avec Michel Deguy.

 

Mise à jour, le 10 janvier  2016

 

Trois livres sont annoncés comme à paraître en 2016 dont le premier, un recueil de poèmes a pour titre : La vie subite, éditions Galilée.

 

Le second : Poésie et échologie, éditions Hermann.

 

Enfin signalons un livre d'entretiens avec Bénédicte Gorillot et de nombreuses photos : Noir, impair et manque, aux éditions Argol. 

 

Mise à jour, le  5 décembre 2015

 

Sur le site incontournable quant à la poésie Poézibao, on peut lire  le début du poème de Michel Deguy dédié à son ami Abdelwahab Meddeb, et sa traduction en plusieurs langues :

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2015/11/anthologie-permanente-michel-deguy-1930-.html

 

Ce volume est unique en son genre :

 

Michel Deguy, Prose du suaire, un poème en vingt langues pour Abdelwahab Meddeb, Editions Al Manar, 2015.

 

 

Mise à jour, 6 novembre 2016

 

Un dossier Michel Deguy, avec un texte de celui-ci,  est publié dans l'excellente revue américaine  dirigée par Roger Célestin et Eliane Dalmolin

 

http://sites.uconn.edu/volume-2-issue-3/

 

Signalons que cette revue a déjà publié un entretien avec Michel Deguy en 2012. 

 

 

Mise à jour, le 9 octobre 2015

 

Signalons que La nuit rêvée de, cette émission de France Culture, produite par Philippe Garbit consacrera sa nuit du 10/ 11 octobre 2015 à MICHEL DEGUY;

 

Cette NUIT MICHEL DEGUY est réalisée par Christine Goémé et Hassame M.Bechour.

 

Trois entretiens avec Deguy seront à nouveau accessibles dans cette émission composée d'archives, mais aussi d'entretiens d'octobre 2015 que nous aurons l'occasion de re-découvrir.  

 

Nous allons prochainement construire  une page avec la liste des émissions que France Culture a consacrées à Michel Deguy,. 

 

Voici le programme du 10 octobre 2015 :

 

http://www.franceculture.fr/blog-le-programme-des-nuits-2015-09-27-la-nuit-revee-de-michel-deguy-par-christine-goeme-du-samedi-1

 

 

Mise à jour, le 2 mai 2014

 

Saluons L'Institut français d'Athènes qui organise aujourd'hui un colloque sur la philosophie avec notamment Michel Deguy. Merci à Andie Dim de nous signaler cette information.

 

 

Mise à jour, le 30 avril 2014

 

Saluons la Grèce :

 

Michel Deguy est nommé Docteur Honoris Causa de l'université d'Athènes, aujourd'hui.

 

 http://www.uoa.gr/anakoinoseis-kai-ekdhloseis/ekdhloseis-hmerides-synedria/proboli-ekdilwshs/prosklhsh-gia-thn-anagoreysh-toy-ka8hghti-k-michel-deguy-se-epitimo-didaktora-enhmerwsh-28-4.html

 

Grande Salle de l'Université Nationale et Capodistrienne d'Athènes (bâtiment historique).



Je remercie Marina Vihou qui m'indique ce lien grec et qui a traduit, avec une collègue, un texte de Deguy sur Derrida ( à préciser ).

 

 

 

Mise à jour,le 28 avril 2014

 

Notons que le samedi 10 mai à 16 heures, la revue Po&sie organise une rencontre à l'occasion de la publication du nouveau livre de Jean-Michel Rey :  Histoires d'escrocs, 2.  La  Banqueroute en famille ou les Buddenbrook

 

Rencontre organisée par la Maison de la poésie :

 

http://www.maisondelapoesieparis.com/

 

Jean-Michel Rey cite, p.200, note 1, l'essai de Michel Deguy : Le Monde Thomas Mann, Plon, 1962. 

 

 

Mise à jour, le 21 octobre 2012 

 

Signalons la parution le 13 septembre 2012

 

COMME SI COMME ÇA .  

 

En novembre 2012, paraîtra le volume, La Piéta Baudelaire, Belin, collection L'extrême contemporain.

 

Présentation de l’ouvrage :

 

 Le titre du livre évoque un vers de Baudelaire (dans « La servante au grand cœur… ») : « Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse,…» Dans un bref essai personnel, issu d’une conférence donnée le 31 janvier 2012 au Collège de France, Michel Deguy donne sa lecture de Baudelaire. Il la confronte à celle de Sartre, d’Yves Bonnefoy, de Benveniste et quelques autres, poètes ou non, qui surgissent au fil des pages. Il n’entend faire œuvre ni de critique ni d’historien. C’est en philosophe et en poète du XXIe siècle qu’il lit Baudelaire, qu’il tente de trouver comment un poète d’aujourd’hui peut recevoir l’héritage de Baudelaire, en recueillir les « reliques », tout en s’en affranchissant librement – ce qu’il appelle savoir prendre le risque de « l’infidélité fidèle ».  

Mise à jour, le 10 juillet 2012.

 

 

Signalons, à nouveau, sur ce site, l'excellente émission d'Alain Veinstein, sur France culture, Du jour au lendemainqui donne à entendre un entretien avec Michel Deguy, demain, le 11 juillet 2012 , à l'occasion de la parution du livre Ecologiques, éditions Hermann, essai présenté, ici même, le 25 avril 2012 ( voir plus bas ).

 

L'émission reste audible sur le site de France Culture au moins deux semaines, à podcaster donc.

 

http://www.franceculture.fr/emission-du-jour-au-lendemain-michel-deguy-2012-07-11

 

http://www.editions-hermann.fr/ficheproduit.php?lang=fr&menu=&ref=Philosophie+%C9cologiques&prodid=1208

 

 

Mise à jour, le 25 juin 2012

 

La revue Po&sie a consacré son dernier numéro à la Corée dirigé par Claude Mouchard

 

 

Mise à jour, 29 avril 2012

 

Michel Deguy participera, le dimanche 13 mai 2012, à 16h30,  à la rencontre d’écrivains, organisée par Didier Cahen,  qui rendra hommage à l’oeuvre d’Edmond Jabès, dont on fête le centenaire de la naissance.

 

http://www.mahj.org/fr/5_auditorium/rencontre-Edmond-Jabes.php?niv=4&ssniv=5

 

Mise à jour, 27 avril 2012

 

 

Signalons la publication d'un long entretien où il est question notamment de Thomas Mann et de Claude Simon,  mais aussi de Hölderlin, Nietzsche, Heidegger, Derrida dans la revue Contemporary French & and Francophone Studies. Sites,University of Connecticut, numéro spécial Literature and philosophy, dirigé par Roger Celestin et Eliane Dal Molin, volume 16, Issue 2, march 2012.

 

Patrice Bougon : "Entre littérature et philosophie : interview with Michel Deguy ", p.139-151.

 

Mise à jour 25 avril 2012

 

Une nouvelle publication à de Michel Deguy à signaler :

 

 

Ecologiques, Editions  Hermann,  220 pages,  le 25/04/2012


" Tout exposé en " moi-je " a quelque chose d'indécent " écrit Michel Deguy. Et il ajoute un peu plus loin : " Quand il n'y a plus de choses, il n'y a plus de monde ". Par Ecologiques, il faut donc entendre ce que Michel Deguy nomme une vision, la vision elle-même ne pouvant être qu'écologique, car entièrement vouée à transporter le phénomène par l'imagination. De transport en transport, la fable se constitue.

Elle se fait tour à tour poème, fragment, discours, philosophème et biographème. Il y va à chaque fois du monde, habitable et habité, de l'humanité, d'une mutation anthropologique qui interroge le penseur, le poète et la politique. Retour à l'existence humaine, à notre triple finitude : subsolaire, mortelle et langagière. L'écologie n'est pas un humanisme. Il ne s'agit plus aujourd'hui principalement de l'homme défini comme centre de l'univers, ou valeur absolue, ou vie-nue à préserver à n'importe quel prix, ou propriétaire, ou méritant la richesse, ou but ultime de la science, télos récurrent à chaque étape de progrès scientifico-technique.

La politique ne suffit pas, ne se fonde pas sur elle-même, n'est pas autonome. Peut-être ne pouvons-nous plus parler de ce qui nous sépare dans le leurre du dialogue. Beaucoup plus de même ET beaucoup plus d'altérité ! " Tolérance " !

 

*  *  *

Le géocide est en cours ; non pas « un », mais « le » : par hypothèse il n’y en aura pas deux. L’écologie, une « logie » (pensée, parole, dires) de l’« oïkos » (maison, demeure, habitation des hommes, terre des hommes), n’est pas facultative. C’est une économie générale, donc, historique. Si elle n’est radicale, elle n’est rien. L’affaire n’est pas de l’environnement (l’« Unwelt » des éthologues) mais du monde ( le « Welt » des penseurs). La différence des deux est à repenser de fond en comble, à cause de l’oubli où sont tombés le monde avec ses choses, « l’écoumène ». La mondialisation est tout simplement une fin de monde, une perte du monde. Car le monde mondoie en choses et, si on m’accorde ce néologisme, son mondoiement est confié non à la technoscience, mais aux philosophes, aux cinéastes, aux intellectuels, aux musiciens « du nouveau monde » - à tous les hommes de l’art, et singulièrement aux poétiques des oeuvres. Aux lumières (« feux pâles ») plutôt qu’aux obscurantismes.
L’affaire est même trop sérieuse pour être confiée à la plupart des écolos, vert clair ou vert sombre ; sans parler des autres partis qui n’ont tout simplement pas encore compris l’à-venir. Le clown que raconte Kierkegaard vient avertir le public ce soir-là que le théâtre brûle. Tous éclatent de rire devant ce « bon numéro » : l’incendie emporte tout.
Ces Ecologiques, dont le titre dit tendrement adieu à Virgile, est un ouvrage composite, c’est-à-dire composé en mosaïque, ou stromates, ou comme une partition pour plusieurs formations (de chambre, de rue, de rap, de concert) qui répéteraient simultanément et sériellement dix pièces musicales ; elles s’ouvrent par un poème à Fukushima, Magnitude ; interrogent en proses poétiques, ou en argumentation, ou en altercations politiques, les grands mots et les grands maux : terre, monde, planète, choses, monde etc.
Quelle fin du monde est en cours ; quels sont les préparatifs de la déterrestration ; comment poursuivre l’histoire du sens en langages de langues… vous le saurez en lisant « Ecologiques ».
  - Michel Deguy

 

 

 

Mise à jour, le 15 avril 2012

 

L’émission de François  Noudelmann, Je l’entends comme je l’aime, France Culture, du 17 avril 2012 :

 

http://www.franceculture.fr/emission-je-l-entends-comme-je-l-aime-michel-deguy-2011-04-17.html

 

Mise à jour, le 10 avril 2012 

 

VIDEO :

Rencontre avec MICHEL DEGUY proposée par Olivier Apert, le 4 avril 2012, à la mairie du IIe arrondissement de Paris,
conversation autour de Ecologiques paru aux éditions Hermann

http://vimeo.com/18480658

 

 

Mise à jour, le 4 avril 2012

 

CIELAM – Groupe XIX-XXI – Séminaire « Innovation »

Rencontre avec Michel Deguy, Jeudi 5 avril à 16 h, Aix Marseille Université

Centre Schuman, 29, av. Robert Schuman, Aix-en-Provence, salle B 168

« Poésie et mondialisation », entretien avec Stéphane Baquey

À quoi bon la poésie si elle n’est pas une manière de penser au monde ? Si elle ne témoigne, pour les habitants d’un monde fini, de l’attachement ? Le défi peut paraître disproportionné et sapé dans ses bases mêmes, car le monde de la mondialisation met la poésie en péril dans sa capacité propre, qui est capacité de langue. Alors, s’agit-il désormais, en ce défi, d’innovation ? Michel Deguy propose : « Ce qui reste, les artistes le redonnent. » Tel est le principe d’une écologie à inventer, par la poésie, par la traduction, par l’alliance entre les arts.

Michel Deguy, poète, philosophe, critique, est membre des comités des Temps modernes et de Critique, et directeur de la revue Po&sie. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages. Ses poèmes ont été rassemblés en deux volumes de la collection « Poésie » de Gallimard : Donnant donnant (1960-1980) et Gisants (1980-1995). Il a publié récemment des essais : Réouverture après travaux (2007), La Fin dans le monde (2009) et L’état de la désunion. Que dire à l’UNESCO ? (2010) ; et un livre de poèmes : N’était le cœur (2011).

 

Le dimanche 18 mars 2012 :

 

Signalons au salon du livre  le dialogue de Michel Deguy avec des auteurs japonais

 

De 18h à 19h : « Les frontières de la langue », rencontre avec Michel Deguy. Pavillon japonais (U83).

 

 

Mise à jour, le 15 mars 2012

 

Samedi 17 mars 2012 à la Maison de la poésie à Paris, table ronde sur les rapports entre poésie et philosophie avec Jean-Michel Rey, Patrice Loraux, Gisèle Berkman.

 

Mise à jour, le 15 février 2012

 

Michel Deguy fait une conférence sur Baudelaire dans le  Séminaire d’Antoine Compagnon au Collège de France, le 31 janvier 2012 qui fut, après-coup, mise en ligne (audio) :

 

http://www.college-de-france.fr/site/antoine-compagnon/Seminaire_du_31_janvier_2012_Q.htm

 

Mise à jour, le  10 janvier 2012

 

Deux minutes et onze secondes de lecture par Michel Deguy :

 

Vidéo :

 

Avril 2009

Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne. « Classiques » et « modernes » à la fois, les textes de Michel Deguy allient pensées philosophiques et profonde culture poétique et littéraire… AVRIL 2009. 2’11’’

 

http://vimeo.com/18480658

 

 

 

 

  Mise à jour, le 5 décembre 2011

 

Le site de la revue Po&sie : http://www.pourpoesie.net/ nous signale la rencontre mensuelle de la revue, organisée par la Maison de la Poésie, samedi 10 décembre à 16 heures, le thème étant la traduction.

 

Le site de la Maison de la poésie :

 

http://www.maisondelapoesieparis.com

 

 

 

Mise à jour, le 18 novembre 2011

 

Dans le cadre des entretiens de la revue Po&sie  organisés par  la Maison de la poésie signalons demain samedi à 16 heures, la rencontre :

 

http://www.maisondelapoesieparis.com/index.php?url=spectacle/spectacle.php&cle=113

 

Rhétorique et poésie

 

Où en sommes-nous avec la rhétorique ? Associée à « la poétique » au fronton de taxinomies lourdes et intimidantes, riches en termes grecs ou latins de peu d’usage ; réservée aux doctes, aux antiquisants, aux parnassiens, assaillie de tous côtés, oubliée ou diffamée malgré des retours décisifs (tel naguère celui que soutenaient Jean Paulhan ou Francis Ponge), on dirait que sa réputation ne cesse d’empirer, entraînée dans le discrédit où les zélateurs des « valeurs de spontanéité et d’immédiateté » tiennent « la métaphore » et « la représentation ». Les « poètes » ne seraient-ils plus des poéticiens ? L’arcane de leur savoir-faire (technê) traditionnel ne les concernerait plus ?
A moins que « tourner sa langue plusieurs fois dans sa bouche (sa tête) » ne soit nécessaire à l’être du langage ; à moins que le tropique et sa tropologie ne soient encore et toujours l’âme du se-savoir-loquace-de-l’être-parlant ; à moins que la phrase et le phrasé ne soient encore la question de l’écrivain et du poète, comme y insistait Barthes à la fin de son enseignement. Leur langue est figurée parce que figurante ; le sens propre s’y construit.


Joëlle Gardes Tamine, auteur de Pour une nouvelle théorie des figures (PUF 2011), s’exposera au débat avec Laurent Jenny, Marielle Macé, et les opérateurs de Po&sie.

 

Michel Deguy

 

 

 

MIse à jour, le 6 octobre 2011

 

Saluons la parution du recueil de poèmes de Michel Deguy :

 

N'était le coeur


Accompagné de 24 dessins originaux d'Alain Lestié.

 aux Editions Galilée

 

PRÉSENTATION

Ce sont des poèmes, et poèmes en prose, des derniers mois, avec quelques versions reprises de poèmes récents.

En sept parties dont chaque fois l’intitulé pourrait en même temps nommer tout le recueil : « Entre la vie et la mort », ou « La vie subite »… L’un d’eux en particulier, « Pensées en poèmes », reprend en l’inversant le titre d’un de mes livres (Poèmes en pensée). C’est comme un art poétique condensé, qui vaut axiomatiquement pour ce que j’écris. La poésie pense ; elle est un empirisme perçant : recherche de vérités prises dans les circonstances, qui se risquent sur des augures exemplaires à interpréter ce temps, notre temps.

Parfois le ton se fait épigrammatique, dans la tradition satirique, parce qu’il est vrai aussi que la poésie peut « faire mal »… Les « diastèmes » sont les dimensions où s’oriente notre pensée phénoménologique radicalement astreinte à la métaphoricité topologique de l’être. Ils sont les tenseurs de notre existence parmi les choses. Les choses, que j’appelle aussi parfois « choses de choses », ne sont pas les objets. Choses et monde vont ensemble. Moins il y a de choses, moins il y a de monde. Sommes-nous encore « au monde » ? La poétique est une éco-logie qui se soucie de « demeurer » (oïkos-logos).

L’être-comme (ou comparaison dans ses nombreuses tournures) est le ressort de cette pensée où le rapprochement des mots invente les « correspondances ». Comme dans tout dialogue humain, à la fin il y va de la différence, du même et de l’autre. Les choses dont nous parlons en les mettant ensemble, est-ce que « ça a à voir » ou « rien à voir » ? Théorèmes par images, mais images logiques, non pas icônes photogéniques ; une photo n’est pas un poème – même s’il arrive que le poème accompagne des photos qu’il lit… ce qui n’est pas le cas ici. On verra pourtant comment Alain Lestié sait accompagner les poèmes.

M. D.

 

 

 

Mise à jour, le 2 octobre 2011

 

Entretiens de la revue Po&sie à La Maison de la poésie.

 

http://lesentretiensdepoesie.blogspot.com/2011/09/on-annonce-le-programme.html

 

Première séance :

 

15 octobre 2011 - 16h00

 
Michel Deguy, Claude Mouchard, Martin Rueff
« Présentation »

 

 

 

   

 

 

Mise à jour, le 20 septembre 2011

 

Saluons une nouvelle revue internet de littérature qui donne à lire ceci : 

 

 Michel Deguy, “Le Dialogue des sourds”, Revue critique de fixxion française contemporaine, n°2, juillet 2011

 

http://www.revue-critique-de-fixxion-francaise-contemporaine.org/francais/publications/no2/deguy_fr.html

 

 

 

 

Mise à jour, le 17 mars  2011

 

SÉMINAIRE Histoire des arts et leur méthodologie 

 

 Prochaine séance du séminaire dirigé par W. Szambien, le mardi 22 mars 2011, de 10h à 12h,

 

http://www.centrechastel.paris-sorbonne.fr/seminaires_centre_chastel/seminaire_werner_szambien.htm

 

INHA, salle Perrot (2e étage)

 

avec Michel Deguy, penseur et poète

La poésie à l’âge du culturel

 

Deux extraits pour présenter Michel Deguy

 

http://www.centrechastel.paris-sorbonne.fr/actualite.htm#seminaire_histoire_arts_methodologie>

 

 

Mise à jour, le 15 mars  2011

 

Signalons le Lundi 21 mars 2011, à 18.30, à la Maison de l'amérique latine, une soirée organisée par la revue Po&sie, dirigée par Michel Deguy

 

http://www.culturel.mal217.org/fr/Agenda/Litterature/2011/03/21/Les-Entretiens-de-po&sie-3942.htm 

 

Les entretiens de Po&sie

 

Mardi 21 mars 2011 de 18h30 -20h 30

 

Fethi Ben Slama : « La révolution »

 

www.pourpoesie.net

 

 

 

 

 

Mise à jour, le 2 mars  2011

 

 

Colloque international sur Deguy

 

 

Enfin Michel Deguy vint ? 

  

Du vendredi 4 mars 2011 au samedi 5 mars 2011

 

Bibliothèque Mériadeck

Colloque international de l'ARDUA. Invité Michel Deguy


L'ARDUA (Association Régionale des Diplômés d'Universités d'Aquitaine) a décerné son Grand prix littéraire 2010 à Michel Deguy. Selon le principe des colloques arduans, elle lui consacre son colloque annuel qui réunit des universitaires bordelais, régionaux, nationaux et internationaux

 

La manière dont peut battre une langue, c'est le poème qui la révèle.

Né en 1930, philosophe, universitaire, essayiste et poète, Michel Deguy, n'a cessé, dans une oeuvre complexe et multiforme, de questionner le langage en tant qu'instrument du chant et de tendre, d'un texte à l'autre, un miroir réflexif à la poésie médiatrice entre les arts. L'exigence éthique de l'écriture poétique, qui se remet en question en permanence, l'a positionné comme l'opposant à la domination des stéréotypes du tout culturel.

 

Dates / Horaires : Du vendredi 4 mars 2011 au samedi 5 mars 2011
De 9h à 12h et de 14h30 à 18h00

 

Renseignements :
Bibliothèque Mériadeck
Entrée Rez-de-dalle
Terrasse Rhin et Danube
85 cours du Maréchal Juin
33000 Bordeaux
Tél. : 05 56 10 30 00
Fax :  05 56 10 30 90 

 

http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgFicheEvt&classofcontent=evenement&id=62328&iEvt=2&retourListe=1&classListe=sommaire&idListe=790

 

 

 

Mise à jour, le 2 février  2011

 

Dans le cadre  du colloque  L'héritage gréco-latin dans le monde contemporain

Jeudi 3 - 5 février 2011

 

Maison de la recherche, Université de Paris-Sorbonne, 28 rue Serpente, 75 006 Paris
 (Pour le programme complet voir Fabula)

Ecole pratique des hautes études - Université de Paris-Sorbonne

Organisateurs :
Bénédicte GORRILLOT, Université de Valenciennes (UVHC)
Perr, Ecole Pratique des Hautes Etudes (Paris), ED1 de l'Université de Paris-Sorbonne (EA 4081) 

Je signale le 3 février une après midi « Autour de Michel Deguy » à la

 

Maison de la recherche, Université de Paris-Sorbonne, 28 rue Serpente, 75 006 Paris

15h30-16h00 : Bénédicte Gorrillot, Université de Valenciennes : « Le lexique gréco-latin de Michel Deguy »
16h00-16h30 : Éric Clémens, dialogue avec Michel Deguy : « Sous-sol et bas-fond … »
16h30-17h00 : discussion

 

Mise à jour, le 11 janvier 2011

 

Sur le site de Sens public dont Carole Dely est la secrétaire de rédaction, on peut lire à la date du 15 décembre 2010, l'étude stimulante, comme toujours, de Gisèle Berkman :

Donner parole à l’infini. Lecture  de La fin dans le monde de Michel Deguy, Hermann, 2009,  

http://www.sens-public.org/spip.php?article799

 

Ce site précieux,nous l'avons déjà cité le 25 février 2007 car il  donne à lire et à entendre, un texte lu par Michel Deguy : La poésie fait mal ,  dont une première version fut publiée dans Nouveau recueil, Numéro 52, septembre-novembre 1999.


http://www.sens-public.org/article.php3?id_article=422

 

 

Mise à jour, le 5 janvier 2011

 

Léopold Federmair, notamment traducteur de Deguy,  nous signale son article paru dans une revue autrichienne Volltext:

 

Das Zögern des Dichters. Michel Deguy zum 80. Geburtstag, in: Volltext 2 (2010), pp. 42-43

 

 

 

Mise à jour, le 28 décembre 2010

 

Quelques photos de Deguy au Japon, prises en mars 2010, nous ont été envoyées par Léopold Federmair, l'un de ses traducteurs en langue allemande, qu'il en soit remercié.

On pourra les voir prochainement à la rubrique PHOTOS.

 

Mise à jour, le 23 décembre  2010

 

Janvier 2011 commencera bien puisqu'une grande Journée Michel Deguy aura lieu, le 15 janvier 2011, à la Maison de la Poésie :

 

Passage Molière

157, rue Saint Martin

75003 Paris

Téléphone : 01 44 54 53 00

 

Voici le programme du 15 janvier, Michel Deguy intervient aussi le 7 janvier dans le cadre du programme des Géants de la poésie  :

 

Maison de la poésie Michel Deguy janvier 2011.pdf

 

Mise à jour,le 10 décembre 2010

 

Signalons la sortie des numéros de la revue Po&sie dont on trouve le sommaire et des textes sur le site :

 

http://www.pourpoesie.net/index.php/tempestive/texte/98/

 

 

 

 Mise à jour,le 18 octobre 2010

 

 Nous remercions Monsieur Rémi Mathis, de la BNF, qui nous signale un article récent de Michel Deguy : 

 

<< Dürer, l'apparition >>,  dans Nouvelles de l'estampe, n°231, juillet-septembre 2010, p. 16-19.

 

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Mise à jour, le  15 septembre 2010

 

Saluons  la parution d'un livre collectif dont le sommaire est signé Claude Mouchard, Martin Rueff, Tiphaine Samoyault : Le grand huit, Pour fêter les 80 ans de Michel Deguy, 256 pages, avec un dessin de Valério Adami, aux éditions Le bleu du ciel, éditeur qui a déjà publié  Le grand cahier Michel Deguy que nous avions signalé dans cette rubrique.

 

80 contributions signées par des écrivains et des universitaires de nombreux pays qui témoignent de l'audience internationale, du passage des frontières et des générations d'une oeuvre poétique qui donne à penser.

 

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Mise à jour, le  10 mai 2010

 

Michel Deguy, Thomas Dommange, Nicolas Doutey , Denis Guénoun, Esa Kirkkopelto, Schirin Nowrousian


                                         Philosophie de la scène

 

Ouvrage collectif  avec :

 

 

Michel Deguy , mais aussi :

 

Thomas Dommange, Nicolas Doutey , Denis Guénoun, Esa Kirkkopelto, Schirin Nowrousian

 

Présentation de l'éditeur : 

 

Ceci n’est pas un ouvrage de « philosophie du théâtre »‚ au sens général du mot. C’est bien la scène qui est prise ici comme objet de pensée. En effet‚ cette réalité a souvent été étudiée d’un point de vue historique‚ ou pratique‚ ou dans ses usages dramatiques – mais‚ paradoxalement‚ on s’est peu intéressé‚ jusqu’à aujourd’hui‚ à l’étude de la notion : qu’est-ce au juste qu’une scène ? Qu’est-ce qui en fait la nature‚ à la différence d’autres constructions proches ? Cette préoccupation‚ abordée avec un regard philosophique‚ rassemble les textes des six essayistes‚ philosophes ou hommes de théâtre réunis par ce volume.

Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre

 

Editions des solitaires intempestifs

Editions Les Solitaires Intempestifs
1 Rue Gay Lussac
25000 Besançon

 

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Mise à jour, le  28 avril 2010

 

Le numéro 130, de Po&sie est sorti, notamment avec un dossier Ingeborg Bachmann, voir rubrique Po&sie. 

 

 

 

Mise à jour, le  9 avril  2010

 

Demain samedi 10 avril , à La maison de la poésie :

 

Présentation à 19 heures de la revue Po&sie avec Michel Deguy, Martin Rueff, Claude Mouchard. 

 

www.maisondelapoesieparis.com

 

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Mise à jour, le 14 mars 2010

 

Tournée au Japon de Michel Deguy dans deux instituts français ( Tokyo, Fukuoka )  et à l'alliance française de Sendai :

 

1 ) A l'Institut Franco -Japonais de Tokyo, le 17 mars 2010

 

Michel Deguy dialogue avec Gôzô Yoshimasu

 

 

A l’occasion de la parution de l’anthologie de son œuvre en japonais (traduite par Seiji Marukawa, éditée par Shoshi-Yamada), Michel Deguy donnera à l’Institut une lecture de ses poèmes et parlera de son hésitation entre poésie et philosophie, de son attachement à la vie et au pouvoir figurant du langage.

Auteur d'une œuvre monumentale qui s'interroge obstinément sur les conditions d'existence de son art en un temps où « la poésie n'est plus l'institutrice de l'humanité», Michel Deguy est sans conteste une des figures majeures de la poésie contemporaine française.

Michel Deguy se produira en compagnie de Gôzô Yoshimasu, un des plus importants poètes japonais, qui lira également ses poèmes.

 

2 ) 18 mars, de  16 à  18 mars, Michel Deguy à l'université du Tohoku, à Sendai pour une conférence organisée par Denis Devienne, directeur de l'Alliance française de Sendai 

 

http://alliancefrancaise-sendai.blogspot.com/

 

3) Institut franco-japonais de Fukuoka :

 

19 mars  à 17 heures

 

http://www.ifj-kyushu.org/fr/event/

 

Lecture publique et conférence par Michel Deguy

ミシェル・ドゥギーによる朗読会&講演会

 

Organisée chaque année en mars, le printemps des poètes réunit de multiples acteurs en France et à l’étranger pour faire connaître la poésie sous toutes ses formes. C’est fidèle à cet esprit que se côtoieront, à une semaine d’intervalle, des styles littéraires très différents.

  •  
  • Vendredi 19 mars, 17h00
  • Salle de conférence, 5ème étage
  • En français avec interprétation japonaise
  • Entrée libre, réservation nécessaire
  • Renseignements & réservations : 092 712 09 04

 

A l’occasion de la parution de l’anthologie de son œuvre en japonais (traduite par Seiji Marukawa, édité par Shoshi-Yamada), Michel Deguy donnera à l’Institut une lecture de ses poèmes et dialoguera avec son traducteur autour de son hésitation entre poésie et philosophie, de son attachement à la vie et au pouvoir figurant du langage. Un des plus grands poètes français contemporains, Michel Deguy a publié une quarantaine de livres. Il a reçu le Grand prix national de poésie et le prix Mallarmé.

Avant la conférence sera projeté le film: Le droit à la philosophie: les traces du Collège international de Philosophie. Consacré, entre autre, à Michel Deguy, il sera suivi d'une brève rencontre de 18h30 à 19h00 entre Michel Deguy et le réalisateur Yuji Nishiyama.

 

A 17h00

Le droit à la philosophie: les traces du Collège international de Philosophie (en français, sous titré en japonais, 93 min)

 

De 18h30 à 19h00

Echange entre Michel Deguy et le réalisateur Yuji Nishiyama

(Modérateur: Hisashi Fujita)

 

A 19h00

Conférence-rencontre entre Michel Deguy et son traducteur Seiji Marukawa

autour de la publication de l'Anthologie Attachement (Edition Shoshi Yamada)

Autre événement dans le cadre du Printemps des poètes : Slam par Paul Wamo & KUWAMARU

 

 

Seiji Marukawa est Maître de conférence à l’Université Waseda. Il a publié un livre et quelques articles sur la poésie contemporaine française, dont “Penser et traduire, figurer et transfigurer”, in Michel Deguy : l’allégresse pensive (Belin, 2007). Il est le traducteur de l’anthologie de l’œuvre de Michel Deguy, L’attachement (2008).

 

Le droit à la philosophie: les traces du Collège international de Philosophie

Un film documentaire sur le Collège international de Philosophie, institution de recherche et d’enseignement fondée à Paris en 1983 à l’initiative de Jacques Derrida. Dans ce film, il s’agit de réfléchir sur les possibilités des Sciences Humaines telles que la Philosophie, la Littérature ou l’Art dans notre ère du capitalisme mondialisé. La projection sera suivie par une discussion entre Michel Deguy interviewé dans le film et le réalisateur Yuji Nishiyama (modérateur: Hisashi Fujita).

Site officiel : "Le droit à la philosophie"

 

 

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Mise à jour, le 8 mars 2010

 

Sur le site Fabula, bien connu des universitaires et des amateurs de littérature, on peut lire deux analyses de l'essai de Martin Rueff consacré à Michel Deguy. Les auteurs sont   :

 

Guillaume Perrier

 

Guillaume Artous-Bouvet

 

 

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Mise à jour, le 28 février 2010

 

 

Sur France Culture, dans la toujours excellente émission Du jour au lendemain, du 18 février 2010, à 23.50, Alain Veinstein s'entretient avec Michel Deguy sur son dernier livre.

 

L'émission est  accessible deux semaines sur le site de cette radio. A télécharger d'urgence.  

 
Michel Deguy
La fin dans le monde
Hermann - 17 novembre 2009
 

La fin est double et donc duplice : but poursuivi (télos) et achèvement (terminus), césure. En surimpression dans notre langue à la faveur d'une homophonie, la faim projette sa hantise, comme le Cri de Munch, sur le spectaculaire diorama de l'époque. La fin épuiserait la faim.

On se demande comment ça pourrait finir. Nombre de scenarii envisagent les derniers jours, le dernier homme. Il n'est pas impossible d'imaginer une fin par atélie et par hypertélie associées. L'atélie, c'est quand les fins professées «dernières» par l'économie-monde partent en fumée comme le «supplément d'âme» ou les fameuses «valeurs» épuisées d'entrechocs, de mépris et d'anorexie, et que reste seule, mise à nu par ses célibataires, la machine infernale production-consommation, qui ne se soucie bientôt plus de ses alibis. L'hypertélie (qui causa, nous dit la vulgarisation scientifique, la mort de gigantesques mammifères il y a des millions d'années), c'est quand le prédateur surdimensionné avale la «nature» et écrase la terre : la créature terrestre s'immortalise en s'émondant avec son génie génétique et ses prothèses.

La fin, ou sens, réserve à la pensée son secret difficile à instruire à chaque grand âge, dans une proportion d'or de fini et d'infini - comme le formule Pascal dans son énigme : «l'homme passe infiniment homme». Comment faire proportion par les temps qui courent ?

L'alliance radicale de la pensée poétique et de la pensée écologique s'exerce aux paradoxes d'une telle proportion. On en trouve des esquisses dans le présent essai, études et lectures.

- 4e de couverture -

 

 

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Mise à jour, le 15 février 2010

 

15 février 2010 de 19h00 à 20h30, à la Maison de l'Amérique latine :

217, Boulevard Saint-Germain

75007 PARIS

Tel.: 01 49 54 75 00

( métro : Rue du Bac ) :

 

Rencontre avec Hédi Kaddour

 

Cycle "Chronique d’auteurs annoncés"

A l'occasion de la parution de Les pierres qui montent. Notes et croquis de l'année 2008 et de Savoir-vivre, roman, Ed. Gallimard.

En compagnie de Michel Deguy, Martin Rueff, Tiphaine Samoyault et Nora Philippe

En collaboration avec les éditions Gallimard et la Librairie Gallimard.

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mise à jour, le 3 février 2010

 

 

La fin dans le mondede Michel Deguy,  dont nous avons annoncé ici même la parution, a donné lieu à des émissions sur France Culture et à un  long article dans NON Fiction.

 

On trouve ces références  dans le blog  des éditions Hermann qu'il convient de saluer  :

 Hermann le blog

 

Nous citons les pages de ce blog concernant l'actualité Deguy :

 

 Guillaume Artous-Bouvet a consacré récemment un très bel article à l'eesai de Martin Rueff dans Non Fiction. Pour lire l’article, cliquez ici 

 

 

 

Michel Deguy et « le monde comme il va »…

3 février 2010 at 13:21 (La fin dans le monde, Le Bel Aujourd'hui, Martin Rueff-Différence et identité, Philosophie, Presse écrite, Radio, poésie) (Alain Finkielkraut, Alain Nicolas, Antoine Mercier, À plus d'un titre, écologie, économie, burqa, catastrophes climatiques, Concience écologique, Crise, D'autres regards sur l'actualité, Différence et identité, diorama, environnement, espace privé, espace public, fin, France Culture, Haïti, Humanité, Jacques Munier, L'actualité du monde, La fin dans le monde, Le Bel Aujourd'hui, Le monde comme il va, Maison de la poésie, Martin Rueff, méditations engagées, Michel Deguy, monde, mondialisation, Non Fiction, Philosophie, Philosophie Magazine, poésie, privatisation, Répliques, Situation d'un poète lyrique à l'apogée du capitalisme culturel, socialisme, téléphone portable, Voltaire)

Jeudi dernier, le philosophe et poète, Michel Deguy, était sur les ondes de France Culture pour parler, avec Jacques Munier, l’animateur d’À plus d’un titre, de son dernier livre paru dans la collection Le Bel Aujourd’hui : La fin dans le monde.

Jacques Munier, dans son introduction à l’émission, a présenté le livre, à très juste titre,  comme une série de méditations engagées sur l’actualité du monde, placées sous le signe de la fin, comme un diorama de l’époque mettant en scène  tout ce qui, dans le monde, est fini, tout en ce qui, dans le monde, est en crise, tout ce qui, dans le monde, est menacé . Et, en premier lieu, pour Deguy,  l’environnement.

Ce qui a, d’ailleurs, donné le sujet  d’une récente émission d’Alain Finkielkraut sur France Culture intitulé la conscience écologique que vous pouvez encore écouter en cliquant ici ; ainsi que d’une rencontre à la Maison de la Poésie sur le thème de la relation entre écologie et poésie à laquelle  Alain Nicolas a consacré une tribune dans l’édition de L’Humanité du 14 janvier. Pour lire cet article, cliquer ici.

Je vous propose, en outre, de lire un extrait du livre qui fait, vous le verrez, cruellement écho aux événements récents en Haïti.

« Ce qu’on désigne par « la castastrophe climatique », dont bien des « responsables » ignorent l’imminence, se laisse (…) entendre ainsi : la terre se refuse, est en train de se refuser… À quoi ? Au monde, c’est-à-dire à ce que les humains y installent définitivement, et exactement sous le nom de « mondialisation », celle qui accomplit le ravage. La terre se retire – fonte des banquises, raz de marées ou « tsunamis », éruptions, incendies gigantesques… On ne l’aura pas comme ça ! Assez !… »

Michel  Deguy in La fin dans le monde sur l’environnement

Il est aussi question, dans l’ouvrage de Michel Deguy, d’autres fins. Celle du  socialisme, par exemple :

« Le socialisme a rétrogradé, mais sans revenir du tout à son point de départ. Nul retour ! Il a chuté voire « décédé », jusqu’à ce calicot ressassé de son progressisme de crise, à savoir cette défense (ou conquête) du « pouvoir d’achat » ; c’est-à-dire d’acheter ; donc de consommer. Sous prétexte de « regagner l’électorat populaire » il est sorti de son élément, de son milieu vital, de son utopie fondatrice : c’est-à-dire de la pensée de l’émancipation. Le socialisme est l’affaire de l’émancipation Il y a à enseigner, à montrer, à tirer vers le haut. Ce n’est pas que le socialisme soit « à court d’idées » : c’est qu’il a quitté la pensée. Par populisme ; et par contamination profonde : il a attrapé le virus de l’air du temps : l’âge du « capitalisme culturel »  l’a entièrement grippé ; lui aussi ne parle qu’expertise et retraite. »

Michel  Deguy in La fin dans le monde « Qu’est-ce que le portable transporte ? Le privé dans le public. Les papoteurs traversent la rue pendus aux portables. La rue est la chambre ; ils bavardent non plus en public mais en privé. Cependant la joggeuse qui passe en son négligé, chignon bâclé, hanche à nu, annexe le square à sa salle de bain. C’est sympathique ? Sans doute. Mais rappelons-nous : la place était socratique, à cause de nos études ; agora ou forum, précisément le lieu-public du péri politeias, le lieu du dialogue ; l’espace commun de la parole échangée sur le juste et l’injuste. Si l’individu privatise l’espace (ou le communautarise pour afficher ses convictions, « pride ») la démocratie recule. Il lui reste « l’isoloir », que les abstentionnistes (c’est leur nom) tiennent pour un désoloir, périssoir, étouffoir… »

Michel  Deguy in La fin dans le monde sur la privatisation de l’espace public

 

Dans l’émission de Jacques Munier, Michel Deguy est, d’ailleurs, revenu sur ce phénomène de privatisation de l’espace public, pour lui essentiel à la compréhension de nombre de débats actuels, en proposant aux auditeurs une réflexion particulièrement éclairante sur la question du voile.

Selon lui, c’est précisément parce que l’espace public tend à devenir espace privé que la question du voile se pose. « Comment se comporter, se demande-t-il, dans un espace public qui n’est plus neutralisé, dans un espace où chacun veut faire reconnaître sa « privatie » ? » Pour lui, la seule question pertinente sur le sujet se formulerait ainsi  : « En quoi doit consister l’espace public pour que la haine ne s’installe pas, pour que la différence ne soit pas perçue de manière agressive, et qu’on puisse, le cas échéant, discuter,  faire parler ces différences ? »

Par ailleurs, Michel Deguy était l’invité d’Antoine Mercier, vendredi dernier, dans le cadre de sa rubrique D’autres regards sur l’actualité diffusée chaque vendredi sur France Culture. Pour écouter l’émission, cliquez ici.

Enfin, si vous souhaitez en savoir plus sur l’œuvre de Michel Deguy, tant poétique que philosophique, je vous conseille de lire le passionnant ouvrage de Martin Rueff, Différence et identité. Michel Deguy, situation d’un poète lyrique à l’apogée du capitalisme culturel, auquel Guillaume Artous-Bouvet a consacré récemment un très bel article dans Non Fiction. Pour lire l’article, cliquez ici 

 

 

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Mise à jour, le 7 janvier 2010

 

Samedi 9 janvier 2010, à 15h

 

Signalons à la Maison de la Poésie :

 

 

Conférence de Michel Deguy dans le cadre du cycle << Figures d’humanité >>

 

« Michel Deguy est l’un des poètes français contemporains les plus importants et les plus influents. […] On attend beaucoup de son intervention samedi s’agissant d’une question à élucider, posée dans le premier éditorial de l’Humanité où Jaurès écrivait : « L’Humanité n’existe point encore ou elle existe à peine. »

L’intérêt du cycle « Figures d’humanité », dans les temps actuels, plutôt menacés de médiocrité et de banalité, est de faire appel à des intellectuels et des artistes, aussi exigeants que différents, qui acceptent de se placer aujourd’hui, directement ou indirectement, « sous le regard de Jaurès », selon la formule de Derrida, en 1999, reprise, en décembre dernier, par Hélène Cixous. Avant celle-ci, le philosophe Bernard Stiegler, en octobre, et l’homme de théâtre Armand Gatti, en novembre, s’étaient prêtés au jeu. »

 

L’Humanité, 04/01/09

 

http://www.maisondelapoesieparis.com/

Maison de la Poésie -

5 euros

Passage Molière, 157 rue Saint-Martin 75003

Réservation : 01 44 54 53 00 de 14 à 18 heures

 

 

 

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Mise à jour, le 5 janvier 2010

 

L'excellent site Fabula nous informe de cet événement :

 

Rencontre avec M. Deguy & M. Rueff à l'occasion de la parution de Différence & identité.

Evénement

 (Information publiée le samedi 2 janvier 2010 par Marc Escola (source : remue.net)

 

 

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Vendredi 8 janvier 2010 | Rencontre autour de Michel Deguy, situation d'un poète lyrique à l'apogée du capitalisme culturel. Avec Michel Deguy et Martin Rueff

 

Deuxième rencontre proposée par remue.net avec la collaboration de la Scène du Balcon le vendredi 8 janvier 2010 à 20 heures.

 

Café Cerise : 46, rue Montorgueil, 75002 Paris, métro Sentier ou Les Halles.

Entrée libre et gratuite.

 

Réservation souhaitée au 01 42 96 34 98 ou par mail : scenedubalcon3[arobase]aol.com.

 

Pour saluer la parution du dernier livre de Martin Rueff, Michel Deguy, situation d'un poète lyrique à l'apogée du capitalisme culturel aux éditions Hermann, dans la collection « Le Bel Aujourd'hui », remue.net en a publié deux extraits ici et ici.

A cette occasion, remue.net invite Martin Rueff et Michel Deguy pour un dialogue autour de ce livre et de l'oeuvre de Michel Deguy. Ce sera donc vendredi 8 janvier 2010 à 20 heures au Café Cerise. La soirée sera présentée et animée par Sébastien Rongier.

Rappelons également sur remue.net les dossier Michel Deguy et Martin Rueff.

 

 

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Mise à jour, le  9 décembre 2009

 

Un nouveau volume de Michel Deguy chez Hermann,  éditeur qui a aussi récemment publié l'essai important de Martin Rueff sur Deguy dont nous avons parlé à plusieurs reprises dans cette rubrique.

 

La fin dans le monde

Michel Deguy

 

Présentation :

 

« La fin est double et donc duplice : but poursuivi (télos) et achèvement (terminus), ce après quoi les choses ne sont plus comme avant, « fin d'une époque », césure. En surimpression dans notre langue à la faveur d'une homophonie, la faim projette sa hantise, comme le Cri de Munch, sur le spectaculaire diorama de l'époque. La fin épuiserait la faim. On se demande comment ça pourrait finir. Nombre de scenarii envisagent les derniers jours, le dernier homme. Il n'est pas impossible d'imaginer une fin par atélie et par hypertélie associées. L'atélie, c'est quand les fins professées, « dernières », par l'économie-monde partent en fumée comme le « supplément d'âme » ou les fameuses « valeurs » épuisées d'entrechocs, de mépris et d'anorexie, et que reste seule, mise à nu par ses célibataires, la machine infernale production-consommation, qui ne se soucie bientôt plus de ses alibis. L'hypertélie (qui causa, nous dit la vulgarisation scientifique, la mort de gigantesques mammifères il y a cent mille ans), c'est quand le prédateur surdimensionné avale la « nature » et écrase la terre : la créature terrestre s'immortalise en s'émondant avec son génie génétique et ses prothèses. La fin, ou sens, réserve à la pensée son secret difficile à instruire à chaque grand âge, dans une proportion d'or et de fini et d'infini – comme la formule Pascal dans son énigme : « l'homme passe infiniment homme ». Comment faire proportion par les temps qui courent ? L'alliance radicale de la pensée poétique et de la pensée écologique s'exerce aux paradoxes d'une telle proportion. On en trouve des esquisses dans le présent essai, études et lectures. »

Editions Hermann

, Coll. "Le Bel aujourd'hui, novembre 2009, 25.00

 

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Mise à jour, le 21 novembre 2009

 

L'excellente émission Du Jour au lendemain, d'Alain Veinstein, sur France Culture, s'entretient avec Martin Rueff à l'occasion de son essai sur Michel Deguy, présenté ci-dessous et dans la rubrique : Etudes sur Michel Deguy.

A enregister de toute urgence sur le site de FC !

 


 
 
émission du mardi 17 novembre 2009
Martin Rueff / Michel Deguy

 

  Alain Veinstein s'entretient avec l'auteur.


 
 
 


           
des livres à découvrir
 

 
 

 
Martin Rueff
Différence et identité
Hermann - oct. 2009
 

« Les questions des spécialistes de la poésie ne sauraient être étrangères au public le plus large. J’ai voulu mettre face à face ceux qui ont fini par se tourner le dos : les poètes et leurs lecteurs professionnels, chagrins de la désaffection du grand public, le grand public, irrité de la difficulté des propositions de la poésie contemporaine. Je me suis demandé pourquoi l’art moderne avait réussi à imposer ses visions et pas la poésie. Il fallait donc s’expliquer, et expliquer ce que font les poètes.

En consacrant une étude à Michel Deguy, l’un des plus grands poètes français contemporains, je me suis donc proposé de procéder comme un critique d’art : me situer sur le plan même de la création d’un inventeur de formes.

Je me suis demandé ce qui faisait la singularité de Michel Deguy. J’ai trouvé que sa poésie et sa poétique rencontraient la question qui a dominé la pensée et l’existence depuis une bonne cinquantaine d’années : celle du rapport de l’identité et de la différence. Comme il est hautement révélateur que cette rencontre ait d’abord eu lieu en poésie, j’ai compris que la « question » du rapport poésie et philosophie était mal posée. »

- 4e de couverture -

 

 

 

 

 

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Mise à jour, le 3 novembre 2009

 

La rencontre avec Michel Deguy au Petit Palais qui a eu lieu le  28 octobre 2009 pourra être écoutée prochainement.

 

Rencontre diffusée à partir du 16 novembre sur le site de France culture, partenaire de la Mel :

 

www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/nouveau_prog/connaissance

Documents à télécharger

 

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Mise à jour, le 23 octobre 2009

 

 

"La poésie pour quoi faire ?" avec Michel Deguy

 

Mercredi 28 octobre 2009 de 13h à 15h

 

les Mercredis littéraires au Petit Palais

 

Reprise du séminaire mensuel public de la Mel organisé en partenariat avec l’université Paris Ouest.

Jean-Michel Maulpoix, écrivain, professeur à Paris Ouest accueillera Michel Deguy, à l’occasion de la publication de l’importante étude critique que lui consacre Martin Rueff, sous le titre Différence et identité: Michel Deguy, situation d’un poète lyrique à l’apogée du capitalisme culturel, aux éditions Hermann. L’ouvrage fait suite aux actes du colloque de Cerisy consacré au poète et philosophe, Michel Deguy, l’allégresse pensive, publié sous la direction de M. Rueff (Belin, 2007).

Michel Deguy a dernièrement publié: Desolatio et Réouverture après travaux (Galilée, 2007), Danaë dans le lit (Éd. Écarts, 2008).

 

 

 

à l'auditorium du Petit Palais

Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

entrée gratuite

Rencontre diffusée à partir du 16 novembre sur le site de France culture,  partenaire de la Mel  www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/nouveau_prog/connaissance

Documents à télécharger

 

 

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Mise à jour, le 14 septembre 2009

 

 

Les éditions Hermann ont fait paraître en juillet 2009 l'essai de Martin Rueff dont nous  avions annoncé la publication future voici  plusieurs mois, c'est un événement qu'il convient de saluer.

 

Différence et identité

 

Michel Deguy

 

La poésie lyrique à l’apogée du capitalisme culturel.

 

MARTIN RUEFF

ISBN : 978 2 7056 6730 6

460 p. / 14 x 21 cm / 32 euros

 

 

 

 

Présentation

« Les questions des spécialistes de la poésie ne sauraient être étrangères au public le plus

large. J’ai voulu mettre face à face ceux qui ont fini par se tourner le dos : les poètes et

leurs lecteurs professionnels, chagrins de la désaffection du grand public, le grand public,

irrité de la difficulté des propositions de la poésie contemporaine. Je me suis demandé

pourquoi l’art moderne avait réussi à imposer ses visions et pas la poésie. Il fallait donc

s’expliquer, et expliquer ce que font les poètes.

 

MARTIN RUEFF : 

Poète, critique et traducteur, Martin Rueff enseigne à l’université de Paris VII-Denis

Diderot.

Il est corédacteur en chef de la revue Po&sie. Il fut le directeur du colloque Michel Deguy  à Cerisy en 2006 , publié chez Belin ( voir page d'accueil )

 

Il a publié notamment Icare crie dans un ciel de craie qui a obtenu le prix international de

la poésie francophone Ivan Goll et le Prix Henri Mondor de l’Académie française.

 

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Mise à jour, juin 2009

 

Le livre de Pierre Oster , Pratique de l'éloge,  Gallimard, avril 2009, porte un bandeau rouge << De Claudel à Deguy >> et invite donc à lireces belles pages consacrées aux poètes, mais aussi à Paulhan.

 

 

 

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Mise à jour, le 20 mai 2009 

A 9 heures du matin, l'émission de France Culture  Répliques d'Alain Finkelkraut, samedi 23 mai 2009 invite Michel Deguy et  Marc Fumaroli à dialoguer sur :

L'art, la culture et le culturel

 

L'essai de Fumaroli a pour titre : Paris- New York et retour,  Fayard, 2009 et voici la présentation de celui de Michel Deguy dont il fut déjà question dans cette rubrique :

 

Michel Deguy
Réouverture après travaux
Galilée. Collection Lignes fictives - 11 octobre 2007
 

«On ferme !» n'est pas seulement un avertissement de gardien de musée au crépuscule ni la ligne générale d'une politique extérieure française qui «réduit ses ambitions», mais le constat - ou l'injonction ? - de philosophes pour qui «l'âge des poètes», et de la poésie, serait clos. Ne dirait-on pas en effet que la poésie, observable sociologiquement comme tout phénomène, a trouvé sa place «post-moderne» ? Peu encombrante et de manifestations sympathiques : sa place culturelle, sous assitance inspiratoire diverse.

Quelques travaux de poéticien, ici, s'orientent à contre-pente, parlant de réouverture, c'est-à-dire d'ouverture maintenue et repratiquée ; ouverture au monde, disait-on naguère ; sous bénéfice d'invention poétique. Ainsi va le monde, scande l'annoncier télévisuel... Mais lequel et comment, c'est la question.

La poésie pense. Pensée de la poétique et poétique de la pensée font un cercle vertueux, qui ne tourne pas seulement sur lui-même, mais (se) meut comme une roue. Si la poésie n'est plus «institutrice de l'humanité», ni relation privilégiée d'un Peuple avec son Poète, elle est toujours l'élément logique de la pensée : c'est poétiquement que les humains parlent leur vie en connaissance de causes dans une langue maternelle.

En connaissance de choses ? Ce qu'est une chose - chose perceptible ou chose de la pensée - dans l'expérience et pour la réflexion, est identifiable par ce comme quoi elle est.

Une fois encore ici, Michel Deguy se soucie de l'héritage, examinant quelques-unes des conditions de cette translatio studiorum et tentant à sa manière la parabole (lancer et fable) d'une transmission, qui reprend son élan en touchant le fond(s) baudelairien.

Le culturel, animation ou réanimation sociale, n'est pas le dernier mot. La traversée du culturel est notre tâche - pour une écriture parabolique où mythèmes, philosophèmes, théologèmes et poèmes échangent leurs procédés, vers une indivision : vers un livre à venir.

- 4e de couverture -


 
   

 

 

 

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Mise à jour, le  18 mai 2009

 

Michel Deguy intervient le vendredi 22 mai 2009 dans un colloque Style et création littéraire organisé par Georges Molinié et Joëlle Gardes Tamine

 

Style et création littéraire
 
9h30 : accueil des participants
10h : Georges Molinié, /Style et création littéraire/
10h30 : Gilles Philippe, /Comment penser la dimension collective du style ?/
11h : pause
11h15 : Joëlle Gardes Tamine, /Le travail du style/
11h 45 : Claude Ber, /Contraintes et frontières/
12h 30 : déjeuner
14h 30 : Michel Deguy, /Peut-on traiter du style ?/
15h : Jean-Michel Maulpoix, /Un certain phrasé lyrique/
15h 30 : Laurent Jenny, /La phrase est-elle littéraire ?/
16h : pause
16h 15 : Alexis Pelletier, /Comment quelque chose/
16h 45 : Jean-Marie Gleize, /Dans le style de l’attente/
17h15/ :/ Madeleine Frédéric, /Variations sur l’autofiction et
l’écriture de l’événement chez Le Clézio/
18 h : lecture par la comédienne Frédérique Wolf-Michaux de textes des
participants écrivains
20h : dîner
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Mise à jour : le  20 avril 2009

 

Parmi les derniers livres de  Michel Deguy :

 

 

 

 

Michel Deguy participera, Samedi 13 juin 2009,

 à un débat autour de L'Âge de la traduction. "La tâche du traducteur" de Walter Benjamin, un commentaire d'Antoine Berman (PUV)).

 

 

( Information publiée sur Fabula  par Laurent Zimmermann )

 

Collège International de Philosophie. Les samedis Débats autour d'un livre. Sous la responsabilité de Gisèle Berkman

 

L'Âge de traduction. "La tâche du traducteur" de Walter Benjamin, un commentaire d'Antoine Berman

Editions Presses Universitaires de Vincennes (coll. "Intempestives"), 2008

 

Intervenants : Gisèle Berkman, Antonia Birnbaum, Michel Deguy, Jean-Michel Rey

 

Samedi 13 juin 2009 (9h30-12h30)

Salle d'étude, Bibliothèque Mouffetard-Contrescarpe,

74-76 rue Mouffetard, 75005 Paris


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Mise à jour, le 6 avril 2009

 

La revue Critique, N°743, ouvre son numéro d'avril 2009, par deux articles sur et de Deguy :

 

« Philosophie et poésie :

questions & réponses Michel Deguy »

Elisabeth Rigal : Questions à Michel Deguy : pp.259-275

Michel Deguy : Un poète devant Heidegger :  pp. 276-296. 

 

Elisabeth Rigal propose une lecture des ouvrages récents de Deguy et pose un certain nombre de questions à Michel Deguy.

Michel Deguy y répond par un long texte Un poète devant Heidegger

 

 

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Mise à jour, le 15 mars 2009

 

Sur le site de la revue Po&sie, on peut lire un agenda :

 

MD est à Le 17 mars au Lycée Henri IV à Paris, à l'initiative de Mme le Professeur Suzzoni, pour "la défense du latin et de son enseignement". (voir précision ci-dessous à la date du 14 mars )

Le 18 mars au Salon du Livre.

 

Le 21 à Bordeaux, à l'inivitation du "Bleu du ciel" (Printemps des poètes).

Le jeudi 9 avril à l'Université de St Etienne, à l'invitation de Rada Ivecovic, pour parler du "Traduire".

 

MD participe à la 10ème Biennale des poètes en Val de Marne (11 au 16 mai 2009).

 

Et pour mémoire :

 

Budapest les 24, 25, 26 février 2009, pour la sortie de son livre Ami nem mulik el soha (traduction de À ce qui ne finit pas), et pour une conférence à l'Université chez le Professeur Jeno Farkas.

Du 1er au 8 mars à St Petersbourg et Moscou, à l'initiative du service culturel de l'Ambassade de France (Blanche Birnbaum), pour rencontrer des revues de poésie russes et donner des lectures.

 

Le samedi 14 mars 2009 à Nantes, pour les journées organisées par Jean-Claude Pinson ("Vivre et mourir").

 

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Mise à jour, le 14 mars 2009

 

Signalons une conférence ce mardi 17 mars 2009

 

 

Merci au site  Fabula

M. Deguy : Macte animo, generose puer... (conférences ALLE)

 

 

A l'occasion et à l'issue de son Assemblée générale, l' Association Le Latin dans les Littératures Européennes (ALLE www.sitealle.com) a le plaisir d'accueillir le mardi 17 mars, à 18h au Lycée Henri IV, pour deux conférences ouvertes à tous:

 

Url de référence :

http://www.sitealle

 
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Mise à jour, 19 janvier 2009 :

Mardi 20 janvier 2009, signalons une conférence sur Michel Deguy en Autriche :

( Merci à Léopold Federmair ) :

 

Am Di, 20. Januar um 17.30 Uhr, in der Berggasse 11, 1. Stock

wird Prof. Stéphane Michaud (Sorbonne nouvelle) folgenden Vortrag halten:

"Michel Deguy, Lyriker und Philosoph.

Ein Annäherungsversuch aus komparatistischer Sicht"

Michel Deguy, poète et philosophe. Une approche sous un angle comparatiste

 

Université de Vienne, Berggasse 11 (à coté de chez Freud). 17 heures 30.

 

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Mise à jour, le 14 décembre 2008

 

Sur Fabula, on trouve cette information donnée par Marc Escola (source : Jean-Michel Maulpoix) :

Mercredi 17 décembre 2008

L'Observatoire de poésie contemporaine de l'Université Paris Ouest animé par Jean-Michel Maulpoix,

recevra Michel Deguy

le mercredi 17 décembre de 13h à 16h

Université Paris Ouest Nanterre . M° Nanterre université - Bâtiment L. Salle R5

Entrée libre.

Il sera notamment interrogé sur son dernier ouvrage paru aux éditions Galilée :

Réouverture après travaux

 

Pour tous renseignements : jean-michel.maulpoix@u-paris10.fr

Url de référence :

http://www.maulpoix.net

 

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Mise à jour, le 13 novembre 2008

Demain, le 14 novembre à 20.30 :

L’Espace Quartier Latin

A.C.T. et Denise Roques

vous convient à un débat en présence des philosophes et poètes

Michel Deguy, Hédi Kaddour, Claude Mouchard, Martin Rueff &

Tiphaine Samoyault

autour du thème

Poésie Philosophie Poésie

Espace Quartier Latin, 37, rue Tournefort, 75005 Paris (métro Place Monge)

Entrée libre –

Réservation 01 45 35 09 91 – denizrocatwanadoo.fr

 

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Mise à jour, le 11 novembre 2008

La revue Po&sie (Edition Belin ),dirigée par Michel Deguy, a fondé un site, en octobre 2008, aux multiples fontions, dont voici l'adresse :

www.pourpoesie.net/

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Mise à jour, le 8 novembre 2008

La librairie Nicaise & les Éditions Écarts ont présenté Danaë dans le lit

    • de Michel Deguy, sur des sérigraphies de Béatrice Casadesus, en présence de l'auteur et de l'artiste, le jeudi 2 octobre 2008 de 18h à 20h.

Danaë dans le lit

de Michel Deguy

& Béatrice Casadesus **

Éditions Écarts,Paris, 2008.

In-12° (325 x250 mm), 38 pp., sous couverture rempliée et sous étui.

ÉDITION ORIGINALE

A été tiré en 60 exemplaires sur Vélin BFK Rives, dont 20 exemplaires comprenant le poème manuscrit de l'auteur et deux photogrammes de l'artiste.

Librairie Nicaise

145, bd Saint Germain

75006 Paris

info@librairienicaise.com

T 01 43 26 62 38

F 01 44 07 34 80

 

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Mise à jour, le 3 octobre 2008

 

Signalons aujourd'hui, de 10 à 11 heures du matin, le programme de l'émission Les vendredis de la philosophie, par François Noudelmann

Réalisation: Clotilde Pivin

Cette émission restera accessible en archive pendant une durée précisée sur le site de France Culture.

Emission du vendredi 3 octobre 2008

Cette émission rend compte des 8 derniers livres de Michel Deguy

Au jugé

Galilée - 2004

Réunit des textes d'interventions pour le Collège de philosophie sur l'antenne de France-culture, des essais et des articles.

 

Desolatio

Galilée - février 2007

Il y eut quelqu'un ; il y eut personne ; personne d'autre ; ce qui veut dire «lui-même» ; toi-même et personne d'autre. Tu étais personne d'autre ; mon être cher, mon être.

Penser, c'est penser à toi. Ou plutôt, penser à toi, c'était penser. Et je veux bien croire que l'amour et la personne, cette relation, cet existential, aura été chrétien, notre façon d'aimer. La façon d'aimer et la théologie ressassante du dieu-personne ont grandi ensemble, s'éduquèrent mutuellement ; et notre amour fut courtois et chrétien, et la «charité» y contribua, et l'injonction au «prochain», et tout ça.

4ème de couverture

 

Spleen de Paris

Galilée - 26/09/2001

Les déambulations du poète Michel deguy dans un Paris tantôt exsangue, tantôt enfièvré. Une belle lettre d'amour.

Un homme de peu de foi

Bayard - novembre 2002

A partir du verset de l'Evangile de Matthieu, "Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?", M. Deguy entreprend d'aborder la question de Dieu, de la croyance et de l'incroyance.

Donnant donnant : poèmes 1960-1980

Gallimard - 2006

Ces poèmes s'interrogent sur leurs destinations possibles, le destin de la poésie étant symbolisé par une errance inéluctable, une course sans illusion.

 

Le sens de la visite

Stock - 27 septembre 2006

Le poète Michel Deguy revient sur sa vie, c'est-à-dire son passé, mais aussi sur ses rêves, ses histoires secrètes, ses apprentissages, ses rencontres fulgurantes. Il le fait en revisitant l'alphabet, comme Deleuze mais à sa manière à lui, poétique. De Ange à Zone, de Livre à Visite, il se glisse dans l'étoffe des mots qui ont le plus marqué sa vie, il s'étonne à chaque pas et nous enchante. Ces mots qu'il nous ouvre jalonnent à la fois une histoire privée et un enseignement publique, un regard intime et engagement politique. C'est une autobiographie poétique en somme, où chaque mot nous propose un détour et nous offre une découverte. Suivez le guide...

- Description de l'éditeur -

Réouverture après travaux

Galilée. Collection Lignes fictives - 11 octobre 2007

«On ferme !» n'est pas seulement un avertissement de gardien de musée au crépuscule ni la ligne générale d'une politique extérieure française qui «réduit ses ambitions», mais le constat - ou l'injonction ? - de philosophes pour qui «l'âge des poètes», et de la poésie, serait clos. Ne dirait-on pas en effet que la poésie, observable sociologiquement comme tout phénomène, a trouvé sa place «post-moderne» ? Peu encombrante et de manifestations sympathiques : sa place culturelle, sous assitance inspiratoire diverse.

Quelques travaux de poéticien, ici, s'orientent à contre-pente, parlant de réouverture, c'est-à-dire d'ouverture maintenue et repratiquée ; ouverture au monde, disait-on naguère ; sous bénéfice d'invention poétique. Ainsi va le monde, scande l'annoncier télévisuel... Mais lequel et comment, c'est la question.

La poésie pense. Pensée de la poétique et poétique de la pensée font un cercle vertueux, qui ne tourne pas seulement sur lui-même, mais (se) meut comme une roue. Si la poésie n'est plus «institutrice de l'humanité», ni relation privilégiée d'un Peuple avec son Poète, elle est toujours l'élément logique de la pensée : c'est poétiquement que les humains parlent leur vie en connaissance de causes dans une langue maternelle.

En connaissance de choses ? Ce qu'est une chose - chose perceptible ou chose de la pensée - dans l'expérience et pour la réflexion, est identifiable par ce comme quoi elle est.

Une fois encore ici, Michel Deguy se soucie de l'héritage, examinant quelques-unes des conditions de cette translatio studiorum et tentant à sa manière la parabole (lancer et fable) d'une transmission, qui reprend son élan en touchant le fond(s) baudelairien.

Le culturel, animation ou réanimation sociale, n'est pas le dernier mot. La traversée du culturel est notre tâche - pour une écriture parabolique où mythèmes, philosophèmes, théologèmes et poèmes échangent leurs procédés, vers une indivision : vers un livre à venir.

- 4e de couverture -

 

Sans retour

Galilée - 2004

Michel Deguy répond aux propos exposés dans le livre "Etre juif" de Benny Lévy et pose le débat de l'identité juive.

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16 septembre 2008

Michel Deguy présentera Donnant Donnant à l'occasion de la traduction en langue allemande effectuée par Léopold Federmair de ce volume : Gegebend ( voir nos rubriques précédentes ).

Michel Deguy: Gegebend

Übersetzung: Leopold Federmair

Montag, 29. September, 20 Uhr

Bozen (I), Gärtnerei Schullian, Merander Straße 75/A

Mise à jour, le 6 août 2008

Dans un grand journal de Vienne, Wiener Zeitung, le vendredi 16 mai 2008, on peut lire un article signé Manuel Chemineau consacré à la traduction, par Léopold Federmair, en langue allemande, de Donnant Donnant :

Deguy, Michel: Gegebend

Weltläufige Wortkunst, Folio Verlag

Michel Deguy, der gelehrte Pariser Dichter, stellt sich mit einer Werkauswahl erstmals dem deutschen Publikum vor.

"Gegebend" lautet der Titel des ersten Gedichtbands des französischen Lyrikers Michel Deguy in deutscher Sprache. "Gegebend" als verdoppeltes Partizip, dem der Gegenwart und Vergangenheit – ein Geben und Nehmen: schöpferische Nachdichtung des Originaltitels "Donnant donnant". Bezeichnet ist damit die grundsätzliche Haltung Deguys in Hinblick auf französische und internationale Schreibtraditionen, aber auch auf Begegnungen mit Menschen, Dichtern und Orten – wobei die Weltläufigkeit des heute fast Achtzigjährigen in Frankreich allbekannt ist.

Der Auswahlband, in enger Zusammenarbeit zwischen Autor und Übersetzer zustande gekommen, versammelt Gedichte und lyrische Prosa aus gut vierzig Jahren. Er spiegelt fast die gesamte, ein halbes Jahrhundert währende Laufbahn des auch im Alter nicht minder produktiven und innovativen Dichters wider. Zusammengestellt und übersetzt wurden diese Texte von Leopold Federmair, der sich zuvor durch eine andere Tour de force hervorgetan hatte, nämlich die Übersetzung des umfangreichsten Buchs von Francis Ponge, "Malherbarium". Dieser 2003 erschienene Band enthält nicht nur Fragmente von Ponge, sondern zahlreiche Gedichte des französischen Klassikers François Malherbe, der bis dahin nicht ins Deutsche übersetzt war.

Unternehmungen dieser Art, freizügige, ja ausgelassene Beerbungen klassischer Dichter findet man auch bei Deguy, der gern zwischen dem essayistischen, philosophischen und lyrischen Fach changiert und dabei Mischformen zwischen Poesie und Prosa entwickelt. Zu nennen wäre etwa der große Essay "La machine matrimoniale" (1981) über Marivaux, einen der wichtigsten Dramatiker der französischen Aufklärung, oder "Tombeau de Du Bellay" (1973), ein Buch, das gleichsam eine Art Poetik darstellt. Umgekehrt erwachsen viele Poeme Deguys aus der Lektüre so unterschiedlicher Autoren wie Du Bellay und Rimbaud, Baudelaire und Bonnefoy.

Für andere seiner Gedichte waren die Begegnungen mit Lyrikern verschiedenster Länder entscheidend; ein schönes Beispiel hierfür ist das dem Serben Vasko Popa gewidmete, seinem spielerischen Charakter entsprechend schöpferisch übersetzte Gedicht "Pannonie". Lyrik dieser Art ist eine hervorragende Stätte der Begegnung, des vielschichtigen Aufeinandertreffens von Redeweisen, ein stetes Unterwegssein zu Orten, Menschen und Sprachgebilden.

Zahlreiche Deguy-Texte sind mit Ortsangaben versehen: Annapolis, Western Australia, 45° West 60° Nord, oder das 6. Arrondissement in Paris, also die Gegend, in der Deguy geboren ist und heute noch lebt. Deguy ist ein typischer homme de lettres , ein gelehrter Dichter, dessen Texte eine eigene, gegenwartsverankerte Sinnlichkeit entfalten; ein Akteur und zugleich Kritiker der Pariser Literaturszene, in der er als Verlagsberater, Universitätslehrer und Herausgeber der Zeitschrift "Po&sie" seit Jahrzehnten eine wichtige Rolle spielt. Seinen Bruch mit dem Verlagshaus Gallimard besiegelte der Roman "Le comité" (1988), der mit dem Lektürekomitee dieses Hauses, eigentlich das geheime Machtzentrum des französischen Literaturbetriebs, abrechnet.

Vor kurzem erschien in Paris das große "Cahier Michel Deguy", in dem auch sein erster Gedichtband, "Les meurtrières", wieder abgedruckt ist. Dieses Buch war 1959 auf dem Literaturmarkt nur flüchtig präsent, weil dessen Verleger, Jean Oswald, aus der damals in Algerien aktiven französischen Armee desertiert war, was zur Folge hatte, dass alle Bücher des Verlags beschlagnahmt wurden. Von "Les meurtrières" bis zu den zuletzt erschienenen Werken "Spleen de Paris" und "Desolatio" hat Deguy ein vielfältiges, reiches Werk geschaffen, das sowohl im Biographischen wurzelt wie gleichzeitig die geistige Auseinandersetzung sucht.

Dem engagierten Übersetzer ist es zu danken, dass einer der wichtigsten Vertreter der französischen Lyrik der zweiten Hälfte des 20. Jahrhunderts nun auch auf Deutsch zugänglich ist. Nicht zweisprachig, wie es ein stereotyper Grundsatz der Literaturkritik verlangt, dafür aber in großer poetischer Dichte, die den Originalen genauso eignet wie den Übersetzungen. Vielschichtige Werke wie jene Deguys verlangen nach schöpferischer Spracharbeit des Übersetzers, und beide, Original wie Übersetzung, wollen in ihrer jeweiligen Poetizität gewürdigt werden.

Wer des Französischen mächtig ist, kann sich immer noch die Originalgedichte besorgen, von denen viele im französischen Auswahlband bei Gallimard (Folio-Poésie) verfügbar sind.

 

Michel Deguy: Gegebend. Ausgewählt, übersetzt und mit einem Vorwort von Leopold Federmair. Folio Verlag, Wien und Bozen 2008, 160 Seiten, 19,50 Euro.

3 août 20008

Signalons dans Lettre internationale, No. 81 (2008), la traduction par Léopold Federmair du poème N'était le coeur : "Wär nicht das Herz"

http://www.lettre.de

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28 avril 2008

Signalons, dans le Matricule des anges, février 2008, N° 90,p. 45, sur trois colonnes, un article signé Emmanuel Laugier intitulé Travailler figure portant sur trois ouvrages : Réouverture après travaux , Galilée, le colloque L'allégresse pensive , Belin, et le Grand cahier Michel Deguy , édition Bleu du ciel.

Nous avions annoncé ces ouvrages, en les présentant brièvement, dans cette rubrique ( voir ci -dessous).

Le 26 février 2008

Le 11 mars 2008, Michel Deguy avec son traducteur Léopold Federmair à Vienne, Autriche, présenteront à la Grande Bibliothèque de la ville, la traduction en allemand d'une anthologie de poèmes .

Photo à venir prochainement.

11. März 2008

Michel Deguy liest aus „Gegebend. Gedichte“

Einführung und deutsche Übersetzung: Leopold Federmair

Hauptbücherei Wien, Urban-Loritz-Platz 2a, 1070 Wien

Dienstag, 11. März, 19.00 Uhr

Die erste deutschsprachige Werkauswahl des wichtigsten französischen Lyrikers der Gegenwart.

Eine Veranstaltung gemeinsam mit dem Französischen Kulturinstitut und der Hauptbücherei Wien.

 

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15 février 2008

Le site Remue.net donne à lire dans son Dossier Deguy, mis en place par Sébastien Rongier, un large extrait du texte de présentation du Grand Cahier Michel Deguy, signé Jean-Pierre Moussaron, qui a édité, au sens anglais du terme, ce riche volume paru aux éditions Bleu du ciel

http://remue.net/spip.php?article2571

Editions Le bleu du ciel,

BP 38, 33230 Coutras

Téléphone : 05 57 48 09 04, Fax : 05 57 48 39 43

Email : bleuduciel@wanadoo.fr

http//:editionlebleuduciel.free.fr

Le sommaire du volume se trouve sur cette page du site, à la date du 11 février 2008, sa parution fut signalée dès le 17 novembre 2007.

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le 11 février 2008

Dans l'excellente émission de Alain Veinstein sur France Culture, Surpris par la nuit, signalons, à l'avance, celle du lundi 3 mars 2008, à 22.15 ,et une autre qui aura lieu le 7 mars, à la même heure.

La première :

"Raison de plus avec Michel Deguy"

par Alain Veinstein

Réalisation : Manoushak Fashahi

Entretien avec l’auteur à l’occasion de la parution du Grand cahier Michel Deguy(éd. Le bleu du ciel, ouvrage coordonné par Jean-Pierre Moussaron),

de Réouverture après travaux (éd. Galilée, Coll. Lignes fictives, oct. 2007),

et de Michel Deguy, l'allégresse pensive (éd. Belin, Coll. L'extrême contemporain, nov. 2007).

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/surpris/fiche.php?diffusion_id=59116&pg=av

Présentation de ces trois ouvrages ( dont nous avions parlé sur cette page ) sur le site de France Culture :

1)

Michel Deguy, l'allégresse pensive

Belin. Coll. L'extrême contemporain - 23 novembre 2007

Centre culturel international (Cerisy-la-Salle, Manche). Colloque dirigé par Martin Rueff(2006)

En mai 2006, des écrivains, des poètes, des philosophes et des critiques se sont retrouvés à Cerisy pour travailler en compagnie de Michel Deguy sous la bannière de « l'allégresse pensive » empruntée à Milton.

Au fil des interventions et des conversations, une réflexion collective s'est construite qui prenait son départ dans les poèmes et les thèses théoriques d'un poète influent qui refuse qu'on sépare l'acte de création de l'instance critique. En effet, au-delà des lieux communs de plus en plus fréquents sur poésie et philosophie, au-delà de la reprise de ces thèmes par la vulgate, la poésie comme la poétique de Michel Deguy sont en pensée. Elles sont de la pensée, elles sont pour la pensée, elles sont en pensée. Elles définissent un « régime » de la pensée. D'où une série de questions :

Si le poème pense, comment penser en poème ? Quels sont alors les effets de la pensée sur le poème et du poème sur la pensée ? Et comment penser les rapports d'une poésie pensive et de la poétique ? Si la poésie n'est pas seule, quels sont ses liens avec les autres arts ? Qu'en est-il du poème à l'ère du « culturel » ? Comment l'écrire et comment le lire ? Si la poésie enfin a rapport avec la croyance, comment dire le rapport de la croyance poétique et du « sans retour » si l'on désigne par là le mouvement de sortie du religieux ?

Les interventions du colloque sont exposées selon l'ordre des raisons. Elles sont précédées d'un récit : L'Hexaméron à l'endroit.

 

2) Michel Deguy

Réouverture après travaux

Galilée. Collection Lignes fictives - 11 octobre 2007

«On ferme !» n'est pas seulement un avertissement de gardien de musée au crépuscule ni la ligne générale d'une politique extérieure française qui «réduit ses ambitions», mais le constat - ou l'injonction ? - de philosophes pour qui «l'âge des poètes», et de la poésie, serait clos. Ne dirait-on pas en effet que la poésie, observable sociologiquement comme tout phénomène, a trouvé sa place «post-moderne» ? Peu encombrante et de manifestations sympathiques : sa place culturelle, sous assitance inspiratoire diverse.

Quelques travaux de poéticien, ici, s'orientent à contre-pente, parlant de réouverture, c'est-à-dire d'ouverture maintenue et repratiquée ; ouverture au monde, disait-on naguère ; sous bénéfice d'invention poétique. Ainsi va le monde, scande l'annoncier télévisuel... Mais lequel et comment, c'est la question.

La poésie pense. Pensée de la poétique et poétique de la pensée font un cercle vertueux, qui ne tourne pas seulement sur lui-même, mais (se) meut comme une roue. Si la poésie n'est plus «institutrice de l'humanité», ni relation privilégiée d'un Peuple avec son Poète, elle est toujours l'élément logique de la pensée : c'est poétiquement que les humains parlent leur vie en connaissance de causes dans une langue maternelle.

En connaissance de choses ? Ce qu'est une chose - chose perceptible ou chose de la pensée - dans l'expérience et pour la réflexion, est identifiable par ce comme quoi elle est.

Une fois encore ici, Michel Deguy se soucie de l'héritage, examinant quelques-unes des conditions de cette translatio studiorum et tentant à sa manière la parabole (lancer et fable) d'une transmission, qui reprend son élan en touchant le fond(s) baudelairien.

Le culturel, animation ou réanimation sociale, n'est pas le dernier mot. La traversée du culturel est notre tâche - pour une écriture parabolique où mythèmes, philosophèmes, théologèmes et poèmes échangent leurs procédés, vers une indivision : vers un livre à venir.

- 4e de couverture -

3)Grand cahier Michel Deguy

Un ouvrage coordonné par Jean-Pierre Moussaron

Le Bleu du ciel éditions - 15 octobre 2007

Sous escorte

Les écrivains

Louis Aragon, Roland Barthes, Jean Cocteau, Louis-René des Forêts, Pierre Michon, Pascal Quignard, Claude Simon...

Les philosophes

Antoine Berman, Jacques Derrida, Gérard Granel, Dominique Janicaud, Jean-François Lyotard, Françoise Proust, Clémence Ramnoux...

Les poètes

Faraj Bayrakdar, Yves Bonnefoy, Danielle Cohen-Lévinas, Haroldo de Campos, Kenneth Koch, Ko Un, Vadim Kozovoï, Godofredo Iommi, Fernando Pessoa, Georges Somlyo...

Cours de vie

Saluts

À Michel Chaillou, Lorand Gaspar, Claude Mouchard, Olivier Rolin, Bertrand Dorny...

Circonstances

Adieux à Paris VIII, lettre à Paul Auster, Michel Collot, Lucette Finas, François Mitterrand...

Les Meurtrières

Poème

Textes sur Michel Deguy :

Études / Lectures

De Wilson Baldridge, Yves Charnet, Claude Mouchard, Jean-Pierre Moussaron, Jean-Luc Nancy, Adelaïde Russo, Philippe Verstraten...

Bibliographie

- 4e de couverture -

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Seconde émisssion du mois de mars sur France culture.

****Surpris par la nuit**** : vendredi 7 mars à 22h15

"Comme par hasard"par Christian Rosset

Réalisation : Pierre Willer

Qu’en est-il aujourd’hui du hasard – des multiples manières dont il est sollicité – dans les divers domaines de création (...) ? Il fut une époque, pas si lointaine, où le hasard était maître, au nom de la nécessité de ne pas tout maîtriser (jeux en aveugle, combinatoire, cadavres exquis, cut-ups, usage du “I Ching”…). L’œuvre devait être ouverte, labyrinthique, semée de pièges, de trappes. Était-ce un phénomène de mode ou une vérité profonde de l’écriture, à savoir que la volonté de faire, de dire, d’exprimer, ne suffit pas – que si le hasard n’intervient pas quelque part, à un moment où à un autre, les choses ne fonctionnent pas ? (...)

avec Michel Deguy, Emmanuel Guibert (dessinateur), etc.

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/surpris/fiche.php?diffusion_id=59120&pg=avenir

« J’oublie mes rêves. C’est comme si je ne rêvais pas.

Je me réveille sur un fleuve d’oubli ; parfois avec un reste nocturne au fond des yeux.

Puis le souvenir s’en efface. Tout est réenglouti.

Âgé chaque jour d’un seul jour, le fleuve énorme me roule,

et puis lui-même disparaît. On se baigne toujours dans le même fleuve. »

Michel Deguy & Alain Lestié, Poèmes en pensée, éd. le bleu du ciel, 2002. (extrait, p. 29)

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10 janvier 2008

Dans le numéro de la revue Europe, novembre - décembre 2007, signalons, dans le dossier Michel Butor, la publication d'une conférence de Michel Deguy : Plaque tournante, pp.9-21, donnée lors du colloque Michel Butor , déménagement de la littérature qui s'est tenu à la Bibliothèque nationale de France, à l'automne 2006.

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6 décembre 2007

Parution des Actes du colloque international Michel Deguy,l'allégresse pensive, organisé par Martin Rueff, à Cerisy, du 22 au 29 mai 2006, 576 pages, 35 euros, Collection L'extrême contemporain, Editions Belin, novembre 2007.

Les Actes reprennent presque le programme des conférences ( voir sur ce site, à la date de mai 2006, le programme de Cerisy ) et ajoutent une mise à jour de la bibliographie, une introduction substantielle de Martin Rueff: << L’Hexaméron à l’endroit>>, pp.7-44, << une Ouverture>> de Michel Deguy,pp 47-54, et une << Discussion Deguy et Roubaud >>, pp.547-568, dialogue à la fois biographique, historique et théorique.

P.B

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Présentation de l'éditeur :

En mai 2006, des écrivains, des poètes, des philosophes et des critiques se sont retrouvés à Cerisy pour travailler en compagnie de Michel Deguy sous la bannière de «l’allégresse pensive» empruntée à Milton.

Au fil des interventions et des conversations, une réflexion collective s’est construite qui prenait son départ dans les poèmes et les thèses théoriques d’un poète influent qui refuse qu’on sépare l’acte de création de l’instance critique. En effet, au-delà des lieux communs de plus en plus fréquents sur poésie et philosophie, au-delà de la reprise de ces thèmes par la vulgate, la poésie comme la poétique de Michel Deguy sont en pensée. Elles sont de la pensée, elles sont pour la pensée, elles sont en pensée. Elles définissent un «régime» de la pensée. D’où une série de questions:

Si le poème pense, comment penser en poème? Quels sont alors les effets de la pensée sur le poème et du poème sur la pensée? Et comment penser les rapports d’une poésie pensive et de la poétique? Si la poésie n’est pas seule, quels sont ses liens avec les autres arts? Qu’en est-il du poème à l’ère du «culturel»? Comment l’écrire et comment le lire? Si la poésie enfin a rapport avec la croyance, comment dire le rapport de la croyance poétique et du «sans retour» si l’on désigne par là le mouvement de sortie du religieux?

Les interventions du colloque sont exposées selon l’ordre des raisons. Elles sont précédées d’un récit: L’Hexaméron à l’endroit.

Textes réunis par Martin Rueff.

Olivier Apert, Wilson Baldridge, Stéphane Baquey, Gisèle Berkman, Patrice Bougon, Yves Charnet, Éric Clémens, Bruno Clément, Michel Collot, Maria Letizia Cravetto, Pierre Drogi, Jean-Marie Gleize, Paula Glenadel, Denis Guénoun, Jean-Paul Iommi-Amunatégui, Hédi Kaddour, Li Jinjia, Seiji Marukawa, Reginald McGinnis, Stéphane Michaud, Natacha Michel, Jean-Pierre Moussaron, Jean-Luc Nancy, Pierre Pachet, Catherine Perret, Jean-Michel Rey, Sébastien Rongier, Jacques Roubaud, Martin Rueff, Adélaïde Russo, Pierre-Étienne Schmit, Lucien Scubla, Marcos Siscar, Jacques Taminiaux, Philippe Verstraten.

20 novembre 2007

Un nouveau livre de Michel Deguy :

Réouverture après travaux, Galilée, octobre 2007, 34 euros.

Sur le site de la libraire Mollat, on trouve cette présentation :

A la suite d'une conférence donnée au Centre Roland Barthes sur le bilan de son expérience poétique et son point de vue sur les changements en cours dans le champ des publications, l'auteur entreprend de répondre à des penseurs qui affirment que l'âge des poètes, voire le temps de la poésie, est achevé.

Quatrième de couverture

«On ferme !» n'est pas seulement un avertissement de gardien de musée au crépuscule ni la ligne générale d'une politique extérieure française qui «réduit ses ambitions», mais le constat - ou l'injonction ? - de philosophes pour qui «l'âge des poètes», et de la poésie, serait clos. Ne dirait-on pas en effet que la poésie, observable sociologiquement comme tout phénomène, a trouvé sa place «post-moderne» ? Peu encombrante et de manifestations sympathiques : sa place culturelle, sous assitance inspiratoire diverse.

Quelques travaux de poéticien, ici, s'orientent à contre-pente, parlant de réouverture, c'est-à-dire d'ouverture maintenue et repratiquée ; ouverture au monde, disait-on naguère ; sous bénéfice d'invention poétique. Ainsi va le monde, scande l'annoncier télévisuel... Mais lequel et comment, c'est la question.

La poésie pense. Pensée de la poétique et poétique de la pensée font un cercle vertueux, qui ne tourne pas seulement sur lui-même, mais (se) meut comme une roue. Si la poésie n'est plus «institutrice de l'humanité», ni relation privilégiée d'un Peuple avec son Poète, elle est toujours l'élément logique de la pensée : c'est poétiquement que les humains parlent leur vie en connaissance de causes dans une langue maternelle.

En connaissance de choses ? Ce qu'est une chose - chose perceptible ou chose de la pensée - dans l'expérience et pour la réflexion, est identifiable par ce comme quoi elle est.

Une fois encore ici, Michel Deguy se soucie de l'héritage, examinant quelques-unes des conditions de cette translatio studiorum et tentant à sa manière la parabole (lancer et fable) d'une transmission, qui reprend son élan en touchant le fond(s) baudelairien.

Le culturel, animation ou réanimation sociale, n'est pas le dernier mot. La traversée du culturel est notre tâche - pour une écriture parabolique où mythèmes, philosophèmes, théologèmes et poèmes échangent leurs procédés, vers une indivision : vers un livre à venir.

19 novembre 2007

Vient juste de paraître :

Grand Cahier Michel Deguy, volume édité, au sens anglais du terme, eet présenté par Jean-Pierre Moussaron.

21 x 28,5 cm,350 pages, 30 euros.

Ce cahier comprend six parties et constitue un projet très original où se mêlent l’œuvre, la critique et les amitiés (Barthes, Derrida, Quignard, Pontévia, Des Forêts…). Il s’ouvre par une longue rhapsodie autobiographique. « Sous escorte » assemble un cortège de lectures, de textes critiques, pour des écrivains, des poètes et des philosophes. « Cours de vie » rassemble de nombreuses interventions inédites. « Etudes/lectures » se veut un portrait de l’artiste par d’autres. Ensuite est reproduite « Les meurtrières », première plaquette de l’auteur chez P.J. Oswald en 1959, très peu diffusée (le fond de l’éditeur fut saisi et pilonné en 1960). Enfin la suite de la bibliographie publiée par l’Imec en 2001. Editions Le bleu du ciel, BP 38, 33230 Coutras

Téléphone : 05 57 48 09 04, Fax : 05 57 48 39 43

Email : bleuduciel@wanadoo.fr

http//:editionlebleuduciel.free.fr

30 euros.

Editions Le bleu du ciel,

BP 38, 33230 Coutras

Téléphone : 05 57 48 09 04, Fax : 05 57 48 39 43

Email : bleuduciel@wanadoo.fr

http//:editionlebleuduciel.free.fr

 

18 octobre 2007

La traduction d'une anthologie en langue allemande est annoncée pour février 2008.

Michel Deguy : Gegebend.Ausgewählte Gedichte. Choix et traduction de Leopold Federmair. Vienne et Bolzano, Folio Verlag 2008

6 octobre 2007

Une note ancienne de Emmanuel Laugier, recemment retrouvee sur le site de la revue Matricule des anges, N° 27, août-septembre 1999, que nous remercions :

Gisants (poèmes III 1980-1995)

de Michel Deguy, Gallimard (Poésie), 7.90 Euros

Gisants montre que le poète travaille depuis trente ans à "mettre ensemble des choses qui n'ont pas été mises ensemble". Fulgurant.

Il n'est pas rare de voir Michel Deguy traverser la place Saint-Sulpice à Paris, là où trois jours du mois de juin donnent à la poésie son marché. Né en 1930 à Paris, professeur de philosophie, voilà plus de trente ans que cet homme lui consacre les sept jours de chaque semaine de sa vie, qu'il s'agisse de veiller aux numéros de la revue Po&sie (Belin), de traduire -de Heidegger (Approche de Hölderlin, 1962), à Paul Celan, des poètes grecs, américains, à Lucrèce-, d'écrire, de noter, de penser, tous les effets de ruptures d'un véritable travail sur la langue. Ce qui signifie qu'il y a, chez Deguy, une nécessité d'interrogation du temps dans lequel nous vivons. Une nécessité de cerner et de résister à tous les coups de masse de la barbarie d'un temps.

De ce postulat, impératif catégorique d'une "géopoétique", l'oeuvre se reconnaîtra à sa façon d'agencer, de tresser, de nouer, toutes les formes du "dis-cours". Et l'ajout d'un trait d'union n'est pas une coquetterie : que veut-il dire? Sinon qu'il est la seule façon de noter la diversification des savoirs utilisés (philosophique, mythologique, rhétorique, musical, plastique, etc.), et la seule que Deguy utilise pour les recueillir en des livres bigarrés. Par cette appréhension de la langue, toujours à créer, et pas du tout sous la main, Deguy témoigne de la diversité du monde, de sa structure en étoile ou de ses parts d'énergies fractales, des Etats-Unis en passant par Prague ou la Chine, vol Concorde, trains, tous moyens de transport poétiques conviés.

Depuis Fragment du cadastre (1960), Poèmes de la presqu'île (1962), Biefs (1964), Actes (1966), **** (1966) et Figurations (1969), qu'un choix rassemble dans le premier volume en poche Poèmes 1960-1970, jusqu'à Tombeau de Du Bellay (1973), Jumelages (1978), Donnant donnant (1981) Poème II, 1970-1980, en passant par Brevets (1986), La Poésie n'est pas seule (1987), Le Comité (1988), etc., les livres de Michel Deguy n'ont cessé de rendre clair le mouvement d'oscillation entre les types d'écritures : ici la note réflexive, là le quatrain, le fragment, le poème en prose, la scénographie, la fugue, le thrène, etc..

Dans tous les cas, et comme le montre Jean-Pierre Moussaron dans un essai superbe et très clair sur l'oeuvre de Deguy (La Poésie comme avenir, Éd. Le Griffon d'Argile, PUG, 1992), il s'agit d'employer toute circonstance, au sens de se "plier dans", de "s'engager dans", afin qu'en sorte une pensée de la relation, une pensée passionnée par les figures qu'elle lève. Bref, une passion du sens contre la léthargie, l'abêtissement, le Mac-Donald béat de la culture, forcément mortifère et aliénant. Ainsi, cela donne, dans Ouï dire, par exemple : "L'homme peut-être étant/ L'homme peut-être lisant/ En chaque ce qui est ce qu'il est/ Bêtes son bestiaire feuilles son herbiaire jour son diaire/ Jubarte épervier tortue lynx/ Et mangouste il résume/ Son blason ses armes la terre Héraldique". Ou ceci, dans Gisants : "qu'un poème puisse s'appeler combat, bardé et lardé, artificier et bouclier : concret : c'est le statut de l'oxymore, le simul de l'échange des "contraires"".

De Brevets aux Heures d'affluence, ce troisième choix montre fortement les actants de l'écriture et de la pensée politique de Deguy. Jusque dans ses figures obscures, la nuit qu'elle doit constamment traverser pour briller, neuve.

Gisants (poèmes III, 1980-1995)

Michel Deguy

Préface d'Andréa Zanzotto

Poésie/Gallimard

240 pages, 45 FF

19 juin 2007

La revue Po&sie a trente ans. Elle fêtera cet anniversaire et présentera le numéro 120 au centre Georges Pompidou, (Revues Parlées), le 20 juin 2007, à 19.30. ( Source Martin Rueff )

La violoniste Hiromi Kikuchi interprétera,

en un concert exceptionnel,

Hipartita de György Kurtág

(cette œuvre, dédiée à Hiromi Kikuchi, et créée en 2005 à Berlin,

a été jouée le 6 novembre 2006 au théâtre du Châtelet)

Olivier Apert et Sylvain Groud exécuteront leur pièce chorégraphique

Quand je me couche dans le temps en compagnie de David Tuil

Jean-Pierre Lefebvre et Francis Marmande feront entendre des poèmes de

Paul Celan

Michel Deguy

Robert Davreu

Hédi Kaddour

Jinjia Li

Claire Malroux

Claude Mouchard & Haydée Charbagi

Martin Rueff

Tiphaine Samoyault

liront une page.

« Through the arts of the conspirators and the perversity of fortune, the most sensitive love of liberty was entrapped into the support of a war whose implied end was the erecting in our advanced century of an Anglo-American empire based upon the systematic degradation of man ». Hermann Melville

« Nous avons trente ans.

Pourquoi commencer par Melville ? Pour rappeler que nous ne perdons pas de vue notre temps, son âge, et l’époque où nous sommes suspendus. La poésie, avec esperluette ou non, n’incline pas à détourner le regard. En tant que vision d’ensemble et vue sur la circonstance, elle aime et le panoramique et le détail agrandi, fût-ce d’horreur. Sans doute l’engagement (où elle ne fut pas conviée par Sartre, qui ne l’en croyait pas capable) s’est-il transformé de bien des manières – « après la révolution », et après les exterminations. Et l’injonction s’est changée en celle du témoignage, avec et après Lévi et Celan. Le pire reste à craindre.

La poésie y peut-elle quelque chose ? Qu’a-t-elle à dire encore, et en quelles langues, demande la fameuse sentence qui doutait de la possibilité pour la langue allemande de surmonter les maux qu’elle s’était infligés. Mais c’est peut-être seulement aujourd’hui que s’amorce la mutation des langages hors langue.

Poésie et…

La poésie n’est pas seule. Qu’entendre par cette irénique assertion ? Que si on la prend seule, la mettant à part plus ou moins formellement en insistant sur son isolat, il y a risque qu’elle s’efface, réduite à de l’insignifiance sociale, sans influence sur les savoirs et les entreprises, les inventions et les dispositions, plus très éloignée du ridicule où on la voit parfois à sa « petite place culturelle » et sur les rayons réservés de la bibliothèque- malgré ses protestations de « future vigueur », dans la citation obligée de Rimbaud.

Michel Deguy

Po&sie & - ou la poésie n’est pas seule : pour fêter ses 30 ans la revue ne propose donc pas un bilan. Il y aurait certes de quoi faire : plus de 150 000 pages de pages de poésie et de poétique, de traductions et de réflexions qui constituent une formidable bibliothèque ; des numéros qui ont fait date depuis le numéro Celan (le 9) jusqu’au numéro Blanchot (112-113) au numéro Agamben/ Zanzotto (117-118) en passant par les numéros Japon (100) ou les numéros italiens (109 et 100).

Ni numéro commémoratif ni hit-parade ou best of, mais bien plutôt, nouveau bouquet, feu d’artifices : un laboratoire ouvert sur l’ensemble des connexions, branchements, rapprochements qui singularisent le travail de la revue, dans et avec la revue.

Au titre de Po&sie & musique, Claude Mouchard propose un dossier Kurtág où l’on trouvera la Laudatio de Ligeti par Kurtág mais aussi un entretien entre György et Márta Kurtag et Balint András Vargá ainsi qu’une étude précieuse d’Haydée Charbagi sur Kurtag et Beckett. C. Malroux dialogue avec Philippe Manoury et Georges Didi-Huberman réfléchit sur la mélodie intérieure. Hédi et Fériel Kaddour reviennent sur les Dichterliebe de Heine/ Schumann.

Au titre de Po&sie et image, O. Apert discute avec le cinéaste Eugène Green qui offre quelques proses et quelques poèmes inédits ; Michael Fried commente des images en poèmes, C. Perret revient chez Duchamp ; C. Malroux discute avec Jenny Holzer.

Au titre de Po&sie & roman, Tiphaine Samoyault propose un entretien sur le roman avec O. Rolin et H. Kaddour alors que J.-Cl. Pinson questionne le rapport des genres. On trouvera aussi un texte inédit de Louis René Des Forêts sur Proust et un texte de la linguiste Banfield.

Au titre de Po&sie et danse, O. Apert offre sa nouvelle chorégraphie-poème : Talita-Khoum et C. Mouchard commente le travail de Josef Nadj qui donne des dessins.

Po&sie ouvre la question de l’habitation avec deux textes inédits de Vittorio Sereni (La maison en poésie) et de Andrea Zanzotto (Prémisses à l’habitation). Michel Deguy revient sur le culturel, G. Horst explique pourquoi il faut que Kaliningrad devienne Königsberg et X. Papaïs évoque le trafic des reliques en Auvergne. Tim Robinson cartographie la disparition des îles du Nord.

La poésie est partout dans ce numéro de Po&sie : Philippe Jaworski offre une traduction d’une esquisse de Clarel, le grand poème de Melville ; Carlo Ginzburg évoque Coleridge et propose une nouvelle lecture de The Ancient Mariner ; le grand poète chinois Yu Jian nous fait voler ; Gozo donne un poème et son commentaire, Michel Sirvent commente l’usage de la typographie chez Mallarmé, Matteo Residori explique la réécriture de la Jérusalem par Le Tasse.

Enfin, la revue « fait parler Dante » puisqu’elle propose la première traduction française d’un chapitre de la thèse que le grand juriste Kelsen consacra à la Théorie de l’état chez Dante. Irène Rosier propose quant à elle une réflexion sur le De vulgar eloquio.

Un autre fil parcourt ce numéro de la revue, moins apparent mais non moins essentiel pour qui voudrait la définir : la traduction. Les poésies de l’étranger sont à l’honneur. Chaque dossier touche ainsi une des provenances géographiques chères à la revue : l’Amérique est là, l’Italie, l’Asie, l’Allemagne aussi.

Le numéro 120 de Po&sie offre un festin à ses lecteurs. Il veut dire la vitalité de la revue et lance des projets qui se poursuivront de numéro en numéro : la danse, le cinéma, la philosophie, la musique.

Ce numéro ne regarde pas en arrière. Mais en avant.

 

György Kurtág, Laudatio pour György Ligeti

« (Derrière, dans l'angle — à droite — en haut :)

Paris, nuit de la Saint Sylvestre, 1957-58.

Café-restaurant près de la Comédie Française, avec vue sur l'avenue de l'Opéra. Nous sommes assis là tous les trois, avec Ferenc Sulyok. Minuit – concert dément de klaxons – tradition parisienne. Ligeti se lève – sort – écoute avec passion – reste muet.

(En haut – devant – à gauche :)

Veröce, mai 1993.

Nous écoutons l'enregistrement du Grand Macabre. À propos de l’Ouverture avec les klaxons, Márta remarque : « comme si c'était le Chant de la Tortue du théâtre de marionnettes ».

&

Clarel, Melville traduit par Philippe Jaworski :

Rolfe arrêta là son récit et, après un silence,

Sur Néhémie au loin dirigea les regards:

« Voyez… le marin transformé, n’est-ce pas celui, là-bas,

Qui marche d’un pas lourd ? Ne reconnaît-on pas son allure et sa mine ? »

Le conteur était maintenant immobile entre Vine et Clarel

Toujours muets. Surgi mystérieusement des profondeurs marines,

Le serpent de Laocoon semblait, à cet instant,

Enlacer les trois hommes

Dans les anneaux luisants de son corps long et lisse.

L’homme au teint blême alors s’approche,

Mais c’est à peine s’ils le remarquent ;

On dirait un fantôme venu d’une région

Où rien n’est réel, sinon les vents qui sans fin gémissent.

&

Vittorio Sereni, La maison dans la poésie

« Peut-on en déduire légitimement qu’un rapport précis lie le poète à son temps en fonction duquel la présence de tout un milieu physique d’objets est là pour signifier une adhésion humaine, une complétude terrestre ? Et dans ce cas, un sentiment particulier de la maison permettrait-il précisément d’aller dans le sens de cette adhésion et de cette complétude ? »

&

Andrea Zanzotto, Prémisses à l’habitation

« Et pourtant, né aussi de cela, mais non pas destiné à cela, perdure en moi le désir (ou l’attente-certitude présomptueuse) d’un dire qui soit du fer. Et j’écris, j’adopte le détachement nécessaire ou j’essaie de le prendre ; je m’imagine différencié des choses et émergeant, j’imagine que j’ai des projets et que je peux les réaliser, et que les mots servent à exprimer, à mimer ou à exprimer, peu importe, une énergie, une pointe, une tête a groin qui creuse et avance à l’intérieur d’une pâte, pâte et néanmoins extrêmement dure (comme sous ces hautes pressions qui s’exercent au centre de la terre) dont elle doit se sortir aussi par l’entremise des mots. Il ne faut jamais que cette tête, ou cette pure mâchoire-groin, se retourne pour regarder vraiment en arrière : elle ne percevrait en aucun cas un corps ; au fond toute son existence, est cette poussée et cette morsure, qui ne parvient pas à déglutir et encore moins à digérer. Attention à ne pas céder à la tentation de penser à sa consistance, faite de telle sorte qu’à peine l’œil se forme-t-il dans l’effort de la regarder, elle se rend impalpable, ou mieux, elle se dissout en détails qui ne sont pas même spatialement contigus, mais bien dispersés dans une ombre de temporalités, dans des fragments de temporalité, parce que le temps véritable fait corps avec le corps qu’elle est en train de fuir, et, se faisant quanta, miettes, particules s’évaporant en fumée. »

&

Yu Jian, Flight, traduit par Jinjia Li et S. Veg

« Décoller quitter les révoltes et la peste quitter les hivers neigeux sans charbon

Virer au centre d’un long cylindre du porc mijoté à la sauce de soja en boîte

Les mirages d’un poète pauvre un paradis mobile une gerbe de nuages empourprés...

Quittant toutes les vieilles habitudes des indigènes une balle tirée vers l’avenir

Franchira bientôt les murs du temps franchira bientôt les jours de second ordre

Grâce à ce billet d’avion de mille dollars la belle vie apparaît dans tous ses détails

Certains comparent leur mère à une rose

Certains deviendront des éleveurs de cygnes à l’âme pure ».

Url de référence : http://www.cnac-gp.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/46BDDF33EC79B1C2C1257297004B1756?OpenDocument

Samedi 2 juin 2007 , 9-18 h, Sorbonne, amphithéâtre Cauchy :

Journée consacrée à Michel Deguy sous la direction de Pierre BRUNEL et Georges MOLINIÉ.Communications de Danièle COHEN-LÉVINAS, Pierre BRUNEL, Yves CHARNET, Christian DOUMET, Jean-Marie GLEIZE, Denis GUÉNOUN, Georges MOLINIÉ, Jean-Luc NANCY (sous réserve), Lionel RAY, Martin RUEFF,

en présence et avec des interventions de Michel Deguy, et avec la participation, sous réserve, de Denis Podalydès.

Entrée par le 1 rue Victor Cousin, Paris 5e (Métro Saint-Michel, Cluny-La Sorbonne ou Odéon). L’amphithéâtre Cauchy se trouve au 3e étage par l’escalier E.

Extrait du site du Centre de Recherche en Littérature Comparée de l'Université Paris-Sorbonne (http://www.crlc.paris4.sorbonne.fr/)

24 mai 2007

Mise à jour et changement d'adresse du très riche dossier Deguy de Sébastien Rongier hébergé par Remue net

http://remue.net/spip.php?rubrique182

19 avril 2007

Conférences du GRT: M. Deguy

Michel Deguy sera le prochain invité du Groupe de Recherches Théoriques (ED Paris-Sorbonne & IRI Centre G. Pompidou) dont Fabula est partenaire, le 24 avril prochain, pour une conférence intitulée: "Une poétique est-elle une théorie?" (En Sorbonne, Amphi Milne Edwards, 19h). Rappelons que les précédentes conférences publiques du GRT sont disponibles sur Fabula en fichiers audio.

On peut consulter le site du GRT qui comprend des archives :

http://legrt.unblog.fr/

4 avril 2007

Le site philosophique et littéraire, Sens public, dirigé par Gérard Wormser, donne à lire et à entendre, un texte lu par l'auteur : La poésie fait mal dont une première version fut publiée dans Nouveau recueil, N°52, septembre-novembre 1999.

http://www.sens-public.org/article.php3?id_article=422

( Source : Carole Dely, secrétaire de rédaction de Sens Public )

25 février 2007

Les éditions Galilée ont fait paraître Desolatio, le très émouvant ensemble de textes de deuil rendant hommage à des personnes proches de l'auteur et à un ami. Mais le genre de ce livre dépasse, ou plutôt modifie, ce qu'on entend par livre de deuil. Nous y reviendrons. Toute note de lecture est bienvenue.

14 février 2007

Saluons et citons ce texte de Francis Marmande, paru dans Le Monde du 8 février 2007 :

ELOGE DE MICHEL DEGUY, LA LITTÉRATURE EN DANGER

Qu’est-ce qu’un poète ? rien : le contraire de ce qu’on croit : un homme ou une femme dans la ville, le silence, qui se prononce. Sur quoi ? sur le plan de circulation, la littérature, sur les poètes ou sur le fait de vivre. Un des plus beaux textes, un texte de journal, un point de vue, sur ce qui arrive actuellement à Paris, sa transformation en espace aménagé pour classes aisées, émane d’un poète : Michel Deguy. Un poète sait s’il a un rapport à la poésie mais ne se traite pas de poète. Des trente-sept titres que l’on pourrait mentionner, A ce qui n’en finit pas (Seuil, 1995), L’Impair (Farrago, 2001), Spleen de Paris (Galilée, 2001), ou le plus récent, Le Sens de la visite (Stock, 2006).

« Je pense à Gauguin devant des idoles semblables, les scrutant, les aimant, les mimant, et qui refaçonna leur semblance, corps humains d’or sur le rivage » ; ou ceci : « Mince comme une Vierge de Memling : de Memling à Rubens les femmes en peu de siècles ont pris des rondeurs, la peinture du volume (et au bout de cette série : Renoir, Botero). Avec Memling la peinture ne s’occupait pas de la peinture – ni des femmes. » L’intimité de la langue, l’accouplement avec le concept, cette alerte de la pensée, cette moquerie active, comment les définir, sinon par allusion à la poésie ?

Trois tabous aujourd’hui, tous les autres en découlent : les religions, surtout les monothéistes qu’on vend toujours comme de meilleure farine que les autres ; le fait du prince qui conduit à bombarder un quidam au CNRS sans concours ; la Toile enfin, la Toile sacrée, la Toile cirée, aussi intouchable que l’armée dans un état fort, la police dans une dictature, la religion partout.

Comment échapper à la meute ? En faisant face, en exaltant ce qui n’intéresse plus personne, en dénonçant ce qui se prépare, ce que les tabous annoncent, tapis dans les silences de l’ombre, déroulant leurs anneaux reptiliens dans la glace d’un cul de basse-fosse où il s’agirait de passer la soirée. Ce qui n’intéresse personne et ne fait aucun bruit dans le vacarme ambiant ? L’alerte lancée par la Maison des écrivains. « Un rapport de l’inspection générale constate que la filière Littéraire de l’enseignement secondaire est en voie d’extinction » : phrase simple, glaçante, vaine pétition. Terminée la littérature déjà mise à mal par des didacticiens en gloire ; terminés la philosophie, les enseignements d’art, musique, cinéma, théâtre, danse, et leur histoire. Plus de littérature et civilisation en langues étrangères. Pas de traduction. A dégager voie 12, les langues anciennes. Les classes dirigeantes continuent leur train-train dans la bonne humeur et leur carte scolaire à la carte. Un cheptel manipulé reste en salle d’attente, puisque que le capital n’a plus besoin de lui.

Les gros candidats à l’élection présidentielle sont assujettis, on le sait, à l’ISF (Impôt Solidarité Fortune). Merci pour la solidarité. Quelle expérience physique ont-ils de l’enseignement public ? Quel vécu, quelle pratique, de l’école publique, du collège, de l’enseignement laïque, gratuit, obligatoire ? Rient-ils de ces questions ?

Oui, sans doute, voir le « Ceci tuera cela » de Hugo dans Notre-Dame-de-Paris. La Toile tuera le livre, vous avez raison, mais vous n’avez que raison. Cette mort promise du livre, de la littérature, du journal, plonge dans la joie sale qu’ont toujours éprouvée les nouveaux barbares devant ce qui les rassure. Rien à dire, rien à faire contre la conjuration des imbéciles et la revanche des quatre-quatre. Vous avez raison, mais vous avez tort d’avoir raison. Nous n’avons que pauvrement raison d’avoir tort. Tiens, Farrago, l’un des éditeurs de Michel Deguy, poète, philosophe, professeur–artiste à Vincennes (université Paris 8),Farrago donc, vient de fermer boutique. Plus de place pour les petits éditeurs et ceux qui éditent les poètes. Dégagez, on vous dit.

Francis Marmande

5 février 2007

Une pensée pour la mort de Philippe Lacoue-Labarthe, cet ami proche de Deguy, ayant collaboré, de nombreuses fois, à Po&sie.

Signalons l'étude de Michel Deguy, parue dans Portique, consacrée à l'essai de P.L.L : La politique du poème, Galilée, 2002. Un extrait est donné à lire dans le site de la revue :

http://leportique.revues.org/document826.html

3 janvier 2007 Sur France Culture, on peut entendre jusqu'à fin janvier, sur le site de cette radio, l'excellente émission Du jour au lendemain de Alain Veinstein ( voir aussi la référence à celle-ci sur le site Henri Thomas ) qui s' entretient avec Michel Deguy, le lundi 1er janvier 2007, à propos de Le sens de la visite et de Donnant Donnant

20 décembre 2006

Sur France Culture, l'émission de Pascale Casanova, Les mardi littéraires, du 28 novembre 2006, 10-11 heures, a été consacrée à Le sens de la visite, Stock 2006. Toute personne qui aurait enregistré cette émission serait aimable de m'envoyer celle-ci en dossier audio à mon adresse email, merci.

Salut à Stéphane Baquey qui a soutenu sa thèse de doctorat :

<< Possibles de la poésie : Michel Deguy, Denis Roche, Jacques Roubaud >>

Lundi 13 novembre 2006 à 15h, à l'Université Paris 8

Le jury fut composé de MM. les Professeurs

Michel Collot (Université Paris 3)

Jean-Marie Gleize (ENS Lettres et sciences humaines)

Jean-Claude Mathieu, directeur de la thèse (Université Paris 8)

Jean-Michel Rey (Université Paris 8)

Dominique Viart (Université Lille 3)

 

Bonne nouvelle. Entre septembre et décembre 2006, beaucoup de livres paraissent.

Annonçons, par avance, que colloque de Cerisy Allégresse de la pensée. Michel Deguy sera publié, en février 2007, aux éditions Belin, éditeur de la revue Po&sie, dirigée par Michel Deguy dont le Numéro 106 vient de sortir. On trouvera le sommaire de ce numéro, et des précédents, sur le site suivant :

http://www.editions-belin.com/csl/page.asp?path=iLSH-iLSHRev-iLSHRevPo-tLSHRevPoVP

Le sens de la visite, Stock, septembre 2006, collection L'autre pensée, dirigée par Anne Dufourmantelle, 355 pages, 22 euros.

Sous forme d'abécédaire, une série de pensées, à la manière de Paul Valéry ( ? ), plus ou moins développées, sur les objets les plus divers, mais aussi de poèmes.

Une anthologie intitulée Donnant donnant , collection Poésie/Gallimard, septembre 2006, 441 pages donne à lire deux volumes antérieurement publiés dans cette même collection. Cette nouvelle présentation propose une nouvelle mise en page, avec une longue préface inédite de Michel Deguy qui dépasse les limites du genre pour offrir une réflexion synthétique sur son travail, mais aussi une poétique interrogeant le rapport du poète à l'existence et au monde.

Deux volumes sont à paraître chez Galilée :

Desolatio

Réouverture après travaux

Aux Editions Le bleu du ciel,

http://editionlebleuduciel.free.fr/

Nous attendons avec impatience Le cahier Michel Deguy,, l'imposant volume de plus de quatre cent pages, édité par Jean-Pierre Moussaron, ( auteur, on s'en souvient d'un précieux essai sur Deguy dont les références se trouvent dans notre rubrique Bibliographie ).

Nous fournissons un premier état du sommaire du Cahier Michel Deguy qui sera précisé prochainement.

Signalons qu'on y trouvera plus de deux cent pages d'inédits de Michel Deguy, mais aussi la réimpression du volume introuvable Les meurtrières, paru chez P.O Oswald en 1959.

 

« Grand Cahier »

MICHEL DEGUY

Éditions Le Bleu du ciel

Dirigé par Jean-Pierre Moussaron

(Brève dédicace à Raphaël)

« Autobio »

« Je ne me souviens pas »

I Sous escorte

(Textes inédits en livre)

« Confession critique »

1) Écrivains

Aragon

Barthes

Desnos

Des Forêts

Dostoïevski

Kis

Michon

Proust

Quignard

Simon

Valéry

2)Philosophes

Berman

Derrida

Granel

Laporte

Lyotard

Pontévia

F. Proust

Radkovski

Ramnoux

3) Poètes

Arp

Bonnefoy

Bayrakdar

Cohen-Lévinas

Dante

Doïnas

Do Campos

Iommi

Koch

Kosovoi

P. Oster

Pessoa

Somlyo

Adonis

II Cours de vie

(Textes inédits en livre)

1) Saluts

Auster

Chaillou

L. Gaspard

Mouchard

Moussaron

O. Rollin

2) Circonstances

« Pour une théorie de la figure généralisée »

« Du Trodos / Rimbaud

« Discours d’Orléans »

« À la S G D L »

« À la M d É »

« Revoir la revue »

« Décoration »

« Vous et nous »

« Janus »

« Comment faire une anthologie »

« Mes virgules »

« Mitterrand ou les deux font la paire »

« Réponse à Bollack »

« Éloge du rap »

« De la fiction en veux-tu en voilà »

« Non au Rendez-vous des poètes »

« Un p’tit poème »

« Réponse à Furor »

« L’événement »

Entretien avec M. Collot

« Le millénaire »

Entretien avec L. Finas

III Études sur l’œuvre de Michel Deguy

Poulet Georges

Baldridge Wilson

Charnet Yves

Elson Christopher

Mouchard Claude

Nancy Jean-Luc

Rueff Martin

Russo Adelaîde

Verstraten Philippe

Moussaron Jean-Pierre

IV Rassemblement

Les Meurtrières

Poèmes avec Dorny

V Bibliographie Volat et Harvey

 

 

Information publiée le vendredi 13 février 2009 par Bérenger Boulay (source : Cécilia Suzzoni)

Mardi 17 mars 2009

 Information publiée le vendredi 13 février 2009 par Bérenger Boulay (source : Cécilia Suzzoni)

Mardi 17 mars 2009

Georges Molinié et Joëlle Gardes Tamine

 

 

 

 

En consacrant une étude à Michel Deguy, l’un des plus grands poètes français

contemporains, je me suis donc proposé de procéder comme un critique d’art : me situer

sur le plan même de la création d’un inventeur de formes.

Je me suis demandé ce qui faisait la singularité de Michel Deguy. J’ai trouvé que sa poésie

et sa poétique rencontraient la question qui a dominé la pensée et l’existence depuis une

bonne cinquantaine d’années : celle du rapport de l’identité et de la différence. Comme il

est hautement révélateur que cette rencontre ait d’abord eu lieu en poésie, j’ai compris que

la « question » du rapport poésie et philosophie était mal posée. »

Il a publié notamment

la poésie francophone Ivan Goll et le Prix Henri Mondor de l’Académie française.

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